Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 8, 24 novembre 2017, n° 17/13180
TCOM Paris 3 juillet 2017
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CA Paris
Infirmation 24 novembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Appel frauduleux des garanties

    La cour a constaté que l'appel des garanties était manifestement frauduleux, car il n'avait pas été effectué par l'autorité légitime du Yémen.

  • Accepté
    Violation des sanctions internationales

    La cour a jugé que le paiement des garanties serait illégal au regard des sanctions internationales, justifiant ainsi l'interdiction de paiement.

  • Accepté
    Responsabilité des banques dans l'appel des garanties

    La cour a décidé que les banques, ayant succombé dans leurs demandes, devaient être condamnées à verser des frais aux appelantes.

  • Accepté
    Absence d'appel légitime des garanties

    La cour a reconnu que l'appel des garanties n'avait pas été effectué par l'autorité légitime, justifiant ainsi l'interdiction de paiement.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé l'ordonnance du juge des référés du tribunal de commerce de Paris qui avait débouté les sociétés Chantier Naval Couach-CNC et Nepteam de leurs demandes d'interdiction de paiement des garanties et contre-garanties de restitution d'acomptes liées à un contrat de construction de navires militaires pour l'Autorité des Gardes-côtes yéménite (YCGA). La question juridique centrale concernait la légitimité de l'appel des garanties par la banque Tadhamon International Islamic Bank et la Deutsche Bank AG, dans le contexte d'un conflit armé au Yémen et d'un protocole d'accord transactionnel signé entre les parties. La juridiction de première instance avait rejeté la demande des sociétés Couach et Nepteam, considérant qu'il n'y avait pas de trouble manifestement illicite. En appel, la Cour a constaté que l'appel en garantie avait été effectué de manière frauduleuse par des rebelles Houthis et non par le gouvernement légitime du Yémen, et que la Deutsche Bank n'avait pas démontré avec suffisamment de preuves que le paiement des contre-garanties n'était pas interdit par les règlements européens sur les sanctions contre le Yémen. En conséquence, la Cour a interdit à titre conservatoire le paiement des garanties et contre-garanties litigieuses, a ordonné l'exécution sur minute de son arrêt, et a condamné solidairement la Deutsche Bank et la banque Tadhamon à verser des sommes au titre des frais irrépétibles aux sociétés Couach, Nepteam et à la République du Yémen, ainsi qu'aux dépens de la procédure.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 8, 24 nov. 2017, n° 17/13180
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 17/13180
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 3 juillet 2017, N° 2017036645
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Règlement (UE) 1352/2014 du 18 décembre 2014 concernant des mesures restrictives eu égard à la situation au Yémen
  2. Code de procédure civile
  3. Code civil
  4. Code monétaire et financier
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