Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 3, 14 février 2018, n° 16/07654
TGI Créteil 7 mars 2016
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CA Paris
Confirmation 14 février 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de conditions pour l'application du statut des baux commerciaux

    La cour a estimé que les constructions, bien que légères, ont été érigées avec l'accord des bailleurs, et que la volonté des parties de soumettre le bail au statut des baux commerciaux est manifeste.

  • Rejeté
    Réduction du montant de l'indemnité d'éviction

    La cour a jugé que l'indemnité d'éviction doit être appréciée à la date la plus proche de la décision, et a confirmé le montant de 175.000 euros, tenant compte de la valeur marchande du fonds.

  • Rejeté
    Occupation sans droit ni titre

    La cour a constaté que M. B a été évincé conformément aux dispositions légales, et a donc rejeté la demande d'expulsion.

  • Rejeté
    Frais de justice

    La cour a débouté les parties de leurs demandes respectives fondées sur l'article 700, considérant que chaque partie devait supporter ses propres dépens.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement réformé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Créteil qui avait reconnu l'application du statut des baux commerciaux à un bail portant sur un terrain nu avec constructions légères, accordé une indemnité d'éviction de 190 000 euros à M. L B, locataire évincé, et fixé l'indemnité d'occupation à 14 150 euros par an. Les consorts Z, bailleurs, avaient fait appel en contestant l'application du statut des baux commerciaux et le montant de l'indemnité d'éviction, arguant que les conditions d'application du statut n'étaient pas remplies et que l'indemnité devait être réduite suite à la liquidation judiciaire de M. B. La Cour a jugé que l'action en rétractation de l'offre d'indemnité d'éviction n'était pas prescrite et que, bien que les constructions sur le terrain ne remplissaient pas les conditions de fixité et de solidité, les parties avaient manifesté une volonté commune de soumettre le bail au statut des baux commerciaux. La Cour a donc confirmé l'application du statut mais a réduit l'indemnité d'éviction à 175 000 euros, en se basant sur la valeur marchande du fonds à la date la plus proche de sa décision. Elle a également confirmé le montant de l'indemnité d'occupation et a accordé 3 500 euros à Me E, ès qualités de mandataire liquidateur de M. B, au titre de l'article 700 du code de procédure civile, tout en condamnant les consorts Z aux dépens d'appel.

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Commentaire1

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1Bail de terrain nu et application du statut des baux commerciauxAccès limité
EFL Actualités · 27 juin 2018
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 3, 14 févr. 2018, n° 16/07654
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 16/07654
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Créteil, 7 mars 2016, N° 14/10793
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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