Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 2, 19 novembre 2020, n° 20/10012
TCOM Paris 1 juillet 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 19 novembre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Notification irrégulière de résiliation

    La cour a estimé que la résiliation n'était pas manifestement illicite, car elle était fondée sur les stipulations contractuelles et les circonstances de force majeure.

  • Rejeté
    Dommage imminent

    La cour a jugé que la possibilité pour TDE de souscrire à un nouvel accord-cadre pour l'année 2021 exclut l'existence d'un dommage imminent.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé l'ordonnance du tribunal de commerce de Paris qui avait jugé la résiliation par EDF de l'accord-cadre ARENH avec la société Total Direct Energie (TDE) comme dépourvue d'effet, ordonnant à EDF de notifier à diverses parties qu'elle renonçait à se prévaloir de cette résiliation. La question juridique centrale était de déterminer si la résiliation de l'accord-cadre par EDF, invoquant une suspension de plus de deux mois due à un événement de force majeure (la pandémie de COVID-19), constituait un trouble manifestement illicite et si cette résiliation exposait TDE à un dommage imminent. Le tribunal de première instance avait jugé que la résiliation était sans effet, car la suspension n'avait pas duré effectivement deux mois. La Cour d'Appel a estimé que la résiliation n'était pas manifestement illicite, car la suspension pouvait être comptée à partir de la survenance de l'événement de force majeure, le 17 mars 2020, et non de sa mise en œuvre effective. De plus, la Cour a jugé que la clause de résiliation n'était pas manifestement incompatible avec les normes supérieures, notamment l'article L 336-2 du code de l'énergie et la législation sur les abus de position dominante. Concernant le dommage imminent, la Cour a considéré que TDE pouvait souscrire à l'ARENH pour l'année suivante, écartant ainsi tout dommage imminent pour 2021, et que la seule incertitude pour la fin de l'année 2020 serait résolue par la décision de la Cour. La Cour a également confirmé le maintien de la société RTE en la cause, sans lui donner acte de ses réserves. En conséquence, la Cour a débouté TDE de ses demandes et l'a condamnée aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 2, 19 nov. 2020, n° 20/10012
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/10012
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 1 juillet 2020, N° 20/20367
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Texte intégral

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