Cour de cassation, Chambre civile 3, 17 septembre 2020, 19-15.046, Inédit
CA Reims 18 décembre 2018
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CASS
Cassation partielle 17 septembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Insanité d'esprit du vendeur

    La cour a retenu que les certificats médicaux prouvaient que M. Q… X… était atteint de troubles altérant sa capacité à gérer ses biens, justifiant ainsi la nullité de la vente.

  • Accepté
    Restitution des fruits en cas de nullité

    La cour a jugé que M me B… M… devait restituer les fruits tirés de l'immeuble à compter de la date de l'assignation en nullité, car la vente était déclarée nulle.

  • Rejeté
    Comportement immoral de M me B… M…

    La cour a estimé qu'il n'était pas prouvé que M me B… M… avait sciemment profité de la situation de M. Q… X…, et a donc rejeté la demande de dommages et intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a partiellement cassé l'arrêt de la cour d'appel de Reims qui avait annulé une vente en viager d'une maison pour insanité d'esprit du vendeur, M. X, au moment de la vente à Mme M. La cour d'appel avait jugé que Mme M devait prouver que M. X était lucide lors de la vente, en se basant sur des certificats médicaux indiquant que M. X souffrait de troubles mentaux avant et après la vente. Mme M invoquait quatre moyens, notamment que la cour d'appel avait renversé la charge de la preuve et n'avait pas pris en compte la présence du notaire comme garantie de la lucidité de M. X. La Cour de cassation a rejeté ces moyens, estimant que la cour d'appel avait correctement appliqué la loi en demandant à Mme M de prouver un intervalle de lucidité de M. X lors de la vente. Cependant, la Cour de cassation a relevé d'office un moyen, en vertu des articles 549 et 550 du code civil, concernant la restitution des fruits de la vente. Elle a jugé que Mme M ne pouvait être tenue de restituer les fruits de la vente qu'à compter de l'assignation en nullité de la vente, car elle n'avait pas connaissance des vices du titre de propriété. Ainsi, la décision de la cour d'appel a été partiellement cassée uniquement sur le point de la restitution des fruits depuis l'acquisition du bien, et la Cour de cassation a statué au fond en limitant la restitution des fruits à partir de la date de l'assignation en nullité.

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Commentaires2

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1Nullité pour insanité d'esprit : restitutions, opposabilité aux tiers, responsabilité du notaire et pratique du certificat médical par précautionAccès limité
David Noguéro · Petites affiches · 12 mars 2021

2Qui doit prouver un intervalle de lucidité en cas d'insanité d'esprit ?Accès limité
Jacques Combret · Defrénois · 11 février 2021
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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 17 sept. 2020, n° 19-15.046
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-15.046
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Reims, 18 décembre 2018
Dispositif : Cassation partielle sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000042372152
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C300561
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