Tribunal administratif de Lille, 3ème chambre, 23 novembre 2023, n° 2109197
TA Lille
Rejet 23 novembre 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Envoi à une adresse erronée

    La cour a estimé que l'envoi à une adresse erronée n'a pas empêché la SCI de contester le titre dans le délai imparti, rendant ce moyen inopérant.

  • Rejeté
    Procédure irrégulière

    La cour a jugé que l'émission du titre n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable, rendant ce moyen inopérant.

  • Rejeté
    Abrogation de l'arrêté d'insalubrité

    La cour a précisé que l'abrogation ne vaut que pour l'avenir et n'affecte pas la légalité du titre émis pour la période antérieure.

  • Rejeté
    Insuffisance de motivation

    La cour a jugé que la décision contestée mentionne suffisamment les motifs de rejet, rendant ce moyen inopérant.

  • Rejeté
    Erreur manifeste d'appréciation

    La cour a estimé que la SCI n'a pas prouvé que le retard était dû à des circonstances extérieures, rendant ce moyen inopérant.

Résumé par Doctrine IA

La SCI Dubois demande l'annulation d'un titre de perception émis par le préfet du Nord pour recouvrer une astreinte de 18 350 € due pour défaut de réalisation de travaux de sortie d'insalubrité. Elle demande également la décharge de cette obligation de paiement, l'annulation de la décision rejetant sa demande d'exonération de l'astreinte, la remise gracieuse de sa dette et la mise à la charge de l'État d'une somme au titre des frais de justice. La SCI Dubois soutient que le titre de perception a été envoyé à une adresse erronée, qu'il a été émis à l'issue d'une procédure irrégulière et qu'il a été annulé par l'abrogation de l'arrêté d'insalubrité. Elle conteste également la décision rejetant sa demande d'exonération, arguant d'une insuffisance de motivation, d'une erreur matérielle et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal rejette la requête de la SCI Dubois, estimant que l'envoi du titre de perception à une adresse erronée n'a pas fait obstacle à l'identification du débiteur, que l'émission du titre de perception n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable et que l'abrogation de l'arrêté d'insalubrité n'a pas d'incidence sur la légalité du titre de perception. Le tribunal considère également que la décision rejetant la demande d'exonération est suffisamment motivée et que la société requérante n'a pas établi que la non-réalisation des travaux et le non-relogement des occupants étaient dus à des circonstances qui ne sont pas de son fait. Enfin, le tribunal rejette les conclusions à fin de remise gracieuse, estimant qu'il n'appartient pas au juge administratif d'accorder une remise gracieuse ou des délais de paiement.

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Sur la décision

Référence :
TA Lille, 3e ch., 23 nov. 2023, n° 2109197
Juridiction : Tribunal administratif de Lille
Numéro : 2109197
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 3 juin 2025

Sur les parties

Texte intégral

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