Tribunal de commerce / TAE de Paris, 1re chambre, 6 septembre 2022
TCOM Paris 6 septembre 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Atteinte à la liberté d'expression

    Le tribunal a estimé que Google a le droit de définir ses règles d'utilisation et que le déréférencement était justifié par des violations répétées de ces règles.

  • Rejeté
    Abus de position dominante

    Le tribunal a jugé que les règles de Google étaient légitimes et que leur application ne constituait pas un abus de position dominante.

  • Rejeté
    Atteinte à la liberté d'expression

    Le tribunal a considéré que Google a le droit de suspendre des chaînes qui ne respectent pas ses règles.

  • Rejeté
    Violation des règles de Google

    Le tribunal a jugé que la désactivation était justifiée par des violations des règles de contenu.

  • Rejeté
    Préjudice financier dû à la désindexation

    Le tribunal a estimé que le préjudice allégué n'était pas fondé, car il résultait des violations des règles de Google.

Résumé par Doctrine IA

La décision annoncée concerne le litige opposant la société éditrice du site francesoir.fr, Shopper Union France, et le propriétaire de la marque "France Soir", France Soir Groupe, aux différentes entités du groupe Google (Google LLC, Google France et Google Ireland Limited). La société de presse avait été déréférencée des services Google Actualités et You Tube, et son compte AdSense avait été désactivé suite à la publication d'informations jugées contraires au "consensus scientifique ou médical" par Google durant la crise du COVID-19.

Les demandeurs ont invoqué plusieurs fondements juridiques, tels que l'atteinte à la liberté d'expression, l'abus de position dominante, des pratiques commerciales abusives et un dénigrement de Google, entre autres. Shopper Union France prétendait également que Google avait enfreint le Règlement UE "Platform to Business" et n'avait pas respecté les droits découlant de la loi sur la confiance dans l'économie numérique.

Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes des sociétés France Soir Groupe et Shopper Union France et a conclu que Google n'avait commis aucune faute justifiant la réactivation du référencement ou des services dont avait bénéficié francesoir.fr. En effet, le tribunal a jugé que Google n'avait pas violé la liberté d'expression, n'avait pas abusé de sa position dominante, n'avait pas imposé de déséquilibre significatif dans les relations contractuelles, n'avait pas procédé à une rupture brutale des relations commerciales, et n'avait pas dénigré les demandeurs. Les demandes concernant le non-respect du Règlement UE "Platform to Business" et de la loi sur la confiance dans l'économie numérique ont également été rejetées.

Enfin, le tribunal a condamné France Soir Groupe et Shopper Union France à payer plusieurs indemnités pour frais de justice au titre de l'article 700 du Code de procédure civile et aux dépens de l'instance. L'exécution provisoire de la décision a été ordonnée.

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Commentaire1

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1Censure de France Soir par Google, le droit du plus fort.
Village Justice · 10 octobre 2022
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Sur la décision

Référence :
T. com. Paris, 1re ch., 6 sept. 2022
Juridiction : Tribunal de commerce / TAE de Paris

Texte intégral

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