Cour d'appel de Montpellier, 4ème b chambre sociale, 20 décembre 2019, n° 16/01931
CPH Rodez 5 février 2016
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CA Montpellier
Infirmation 20 décembre 2019

Arguments

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  • Accepté
    Absence d'abus dans l'exercice de la liberté d'expression

    La cour a estimé que la salariée a exercé son droit d'expression sans abus, en rapportant des faits avérés et non injurieux.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement pour faute grave n'était pas justifié, car les accusations portées par l'employeur n'étaient pas fondées.

  • Accepté
    Annulation de la mise à pied à titre conservatoire

    La cour a annulé la mise à pied, considérant qu'elle était liée à un licenciement injustifié.

  • Accepté
    Droits à indemnités suite à un licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a accordé des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, en tenant compte de l'ancienneté et des circonstances de la rupture.

  • Accepté
    Indemnité liée à l'annulation de la mise à pied

    La cour a ordonné le paiement des sommes dues au titre de l'annulation de la mise à pied, y compris les congés payés afférents.

  • Accepté
    Délivrance d'un certificat de travail

    La cour a ordonné à l'employeur de délivrer un certificat de travail rectifié conformément à la décision.

Résumé par Doctrine IA

Madame F G a été licenciée pour faute grave par l'Association ANRAS et a contesté son licenciement devant le Conseil de Prud'hommes de Rodez, qui a jugé le licenciement justifié. Elle a interjeté appel. La Cour d'appel a été saisie pour déterminer si le licenciement pour faute grave était justifié, notamment si Madame F G avait abusé de sa liberté d'expression en dénonçant des dysfonctionnements au sein de l'ANRAS. La Cour d'appel a infirmé le jugement de première instance, estimant que Madame F G n'avait pas abusé de sa liberté d'expression et que son licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse. La mise à pied conservatoire a été annulée et l'ANRAS a été condamnée à payer des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à rectifier le certificat de travail et l'attestation Pôle Emploi.

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Sur la décision

Référence :
CA Montpellier, 4e b ch. soc., 20 déc. 2019, n° 16/01931
Juridiction : Cour d'appel de Montpellier
Numéro(s) : 16/01931
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Rodez, 5 février 2016, N° F14/00196
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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