Cour d'appel de Nîmes, 2ème chambre section b, 10 mai 2021, n° 20/01016
CA Nîmes
Infirmation 10 mai 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence du juge des référés

    La cour a estimé que le juge des référés était compétent pour statuer sur la demande d'autorisation de vendre, car les consorts I avaient démontré que le refus de vendre mettait en péril l'intérêt commun.

  • Rejeté
    Absence de péril pour l'intérêt commun

    La cour a jugé que les consorts I avaient prouvé que le bien était en dégradation, occupé par des squatteurs, et que cela constituait un risque pour l'intérêt commun, justifiant ainsi la vente.

  • Accepté
    Frais irrépétibles

    La cour a accordé une indemnité aux consorts I pour couvrir les frais de la procédure d'appel, considérant qu'ils avaient dû exposer de nouveaux frais pour se défendre.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Nîmes a confirmé l'ordonnance de référé du 15 janvier 2020 rendue par le président du tribunal judiciaire de Carpentras, autorisant les consorts I à vendre des biens immobiliers indivis sans la signature de Mme H-T I, à l'exception de la précision des noms des bénéficiaires de l'attribution des biens immobiliers au choix de la SAFER PACA. La question juridique principale concernait la compétence du juge des référés pour autoriser l'aliénation d'un bien indivis en cas de refus d'un co-indivisaire, mettant en péril l'intérêt commun, conformément à l'article 815-5 du code civil. La juridiction de première instance avait jugé que le refus de Mme H-T I de vendre le bien mettait en péril l'intérêt commun, en raison de l'état de délabrement du bien, du risque d'incendie et de l'impossibilité d'assurer le bien. La Cour d'Appel a rejeté l'argument de Mme H-T I selon lequel la juridiction de référé était incompétente, confirmant que le juge des référés était compétent pour statuer sur la demande d'autorisation de vendre, et a estimé que les contestations de Mme H-T I n'étaient pas sérieuses et que l'urgence et le péril étaient démontrés. La Cour a également rejeté les demandes subsidiaires de Mme H-T I, confirmant ainsi la nécessité de la vente pour préserver l'intérêt commun des indivisaires. Mme H-T I a été condamnée à payer 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens de la procédure d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Nîmes, 2e ch. sect. b, 10 mai 2021, n° 20/01016
Juridiction : Cour d'appel de Nîmes
Numéro(s) : 20/01016
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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