Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 1, 20 décembre 2018, n° 16/25484
CA Paris
Confirmation 20 décembre 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence du tribunal arbitral

    La cour a estimé que le tribunal arbitral avait correctement jugé que la SARL J K L avait conservé sa personnalité juridique malgré le transfert de siège.

  • Rejeté
    Violation de l'ordre public international

    La cour a jugé que les allégations de fraude n'étaient pas prouvées et que la sentence ne violait pas l'ordre public international.

  • Rejeté
    Méconnaissance de la mission par le tribunal arbitral

    La cour a jugé que le tribunal arbitral avait exercé sa mission correctement en reportant l'examen du lien de causalité à la phase finale.

  • Rejeté
    Contrariété à l'ordre public international

    La cour a estimé que la sentence ne violait pas les principes de l'ordre public international.

  • Accepté
    Recours abusif

    La cour a jugé que le recours de l'Etat était abusif et a condamné l'Etat à payer des indemnités.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a rejeté les recours en annulation formés par l'État du Cameroun contre trois décisions : deux sentences partielles et un addendum rendus par un tribunal arbitral dans un litige l'opposant à la société SPRL J K L. Le litige portait sur la rupture d'un contrat d'affermage de zones protégées au Cameroun pour des activités d'élevage de faune sauvage, la société alléguant une résiliation abusive du contrat par l'État et réclamant une indemnisation pour la valeur du fonds de commerce et des actifs, ainsi que pour le gain manqué. La Cour a jugé que le tribunal arbitral était compétent malgré le transfert de siège de la société du Cameroun vers la Belgique et sa transformation en SPRL de droit belge, rejetant l'argument de l'État du Cameroun selon lequel cette transformation aurait entraîné la perte de la personnalité morale de la société initiale. La Cour a également estimé que les sentences arbitrales ne violaient pas l'ordre public international, notamment en ce qui concerne la responsabilité civile et le lien de causalité entre la faute et le dommage allégué, et a rejeté les demandes de dommages et intérêts pour procédure abusive formulées par la SPRL J K L. Enfin, la Cour a condamné l'État du Cameroun à payer des sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens de chacune des trois instances jointes.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 1, 20 déc. 2018, n° 16/25484
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 16/25484
Dispositif : Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Décret du 20 juillet 1995
  2. Code de procédure civile
  3. Code civil
  4. Code monétaire et financier
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