Cour d'appel de Paris, Pôle 1 chambre 2, 28 juillet 2020, n° 20/06689
TCOM Paris 20 mai 2020
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TCOM Paris 20 mai 2020
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TCOM Paris 26 mai 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 28 juillet 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 28 juillet 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 28 juillet 2020
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CASS
Rejet 11 mai 2022

Arguments

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  • Accepté
    Trouble manifestement illicite

    La cour a jugé que le refus d'EDF d'interrompre la cession d'électricité constitue un trouble manifestement illicite, confirmant ainsi l'ordonnance de référé.

  • Accepté
    Caractère de force majeure

    La cour a estimé que la définition contractuelle de la force majeure est remplie, justifiant ainsi la suspension des obligations d'EDF.

  • Accepté
    Dommage imminent

    La cour a reconnu que le comportement d'EDF causait un dommage imminent à TDE, justifiant ainsi la condamnation d'EDF à verser des indemnités.

  • Accepté
    Intérêt à rendre l'ordonnance opposable

    La cour a jugé que la demande de TDE était recevable et fondée, confirmant que l'ordonnance est opposable à RTE.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Paris a été saisie suite à un litige entre la société Total Direct Énergie (TDE) et Electricité de France (EDF) concernant l'application d'une clause de force majeure dans un accord-cadre ARENH (accès régulé à l'électricité nucléaire historique). TDE invoquait la pandémie de Covid-19 et ses conséquences économiques pour suspendre ses obligations d'achat d'électricité à EDF. La juridiction de première instance avait ordonné à EDF de ne pas s'opposer à la suspension de l'accord-cadre, reconnaissant la force majeure.

La Cour d'appel confirme l'ordonnance de première instance, sauf en ce qui concerne les dispositions relatives à l'article 700 du code de procédure civile, et précise que l'interruption de la cession d'électricité est ordonnée entre le 17 mars et le 17 juin 2020. La Cour juge que le refus d'EDF de suspendre l'accord constitue un trouble manifestement illicite, car la clause de force majeure de l'accord cadre prévoit une suspension immédiate et automatique dès la notification de l'événement de force majeure, sans intervention du juge ni possibilité pour EDF de s'y opposer. La Cour d'appel rejette également l'appel incident de RTE, gestionnaire du réseau de transport d'électricité, qui devait être informé de la décision. EDF est condamnée à payer des sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les procédures de première instance et d'appel, et aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 ch. 2, 28 juil. 2020, n° 20/06689
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/06689
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 20 mai 2020, N° 20/16407
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

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