Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 3, 2 juin 2021, n° 19/08550
TGI Paris 10 avril 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 2 juin 2021

Arguments

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  • Accepté
    Validité de la clause de durée du bail

    La cour a jugé que la clause stipulant une durée ferme de neuf ans est valable, ce qui signifie que le congé délivré par la société EUTELSAT ne peut produire effet qu'à l'échéance du bail.

  • Accepté
    Responsabilité du preneur pour départ anticipé

    La cour a confirmé que le preneur doit payer les loyers et charges jusqu'à la date d'échéance contractuelle, indépendamment de la restitution des locaux.

  • Rejeté
    Mauvaise foi dans la procédure

    La cour a estimé que les circonstances ne justifiaient pas de condamner la société EUTELSAT pour procédure abusive, n'étant pas établie la mauvaise foi.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris qui avait réputé non écrite la clause d'un bail commercial stipulant une durée ferme de neuf ans sans faculté de révision triennale pour le preneur. La question juridique centrale était de déterminer si les locaux loués à la société EUTELSAT par la SCI MONTAGNE DE LA FAGE étaient à usage exclusif de bureaux, ce qui permettrait de valider la clause litigieuse conformément à l'article L.145-4 du code de commerce, modifié par la loi Pinel. Le Tribunal de Grande Instance avait jugé que la clause devait être réputée non écrite, rejetant ainsi les demandes de la bailleresse, notamment le remboursement d'une somme de 4.220.000 euros et la condamnation d'EUTELSAT pour procédure abusive. En appel, la Cour a analysé la destination contractuelle des locaux et a conclu que l'intention commune des parties était bien d'affecter les locaux à un usage exclusif de bureaux, rendant ainsi la clause de durée ferme valide. Par conséquent, la Cour a jugé que le congé délivré par EUTELSAT pour le 30 juin 2020 ne pouvait prendre effet qu'au 30 juin 2023, date d'échéance contractuelle du bail, et a condamné EUTELSAT à verser à la SCI MONTAGNE DE LA FAGE une indemnité de 17.889.216,81 euros, tout en rejetant les demandes subsidiaires de la bailleresse et sa demande de dommages et intérêts pour procédure abusive. La société EUTELSAT a également été condamnée aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 3, 2 juin 2021, n° 19/08550
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/08550
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 10 avril 2019, N° 17/16644
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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