Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 10 mars 2022, n° 19/02164
CPH Louviers 26 avril 2019
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CA Rouen
Infirmation partielle 10 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Victime de harcèlement moral

    La cour a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, les faits dénoncés n'étant pas corroborés par des éléments objectifs.

  • Rejeté
    Manquement à l'obligation de sécurité

    La cour a jugé que l'employeur avait pris des mesures adéquates et que l'absence de formation sur le harcèlement moral n'avait pas causé de préjudice à la salariée.

  • Accepté
    Non-respect de l'obligation de reclassement

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas respecté son obligation de reclassement, rendant le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement étant sans cause réelle et sérieuse, la salariée avait droit à une indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Remboursement des indemnités chômage

    La cour a ordonné à l'employeur de rembourser les indemnités chômage versées à la salariée, conformément à l'article L. 1235-4 du Code du travail.

  • Rejeté
    Licenciement nul

    La cour a confirmé que l'inaptitude de la salariée n'avait pas une origine professionnelle, rendant la demande de dommages et intérêts pour licenciement nul irrecevable.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision de la Cour d'appel de Rouen du 10 mars 2022, Madame C-D X conteste son licenciement pour inaptitude, demandant des dommages et intérêts pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de sécurité. Le Conseil de prud'hommes avait débouté ses demandes, considérant que l'employeur avait respecté ses obligations. La cour d'appel, tout en confirmant l'absence d'origine professionnelle de l'inaptitude et le rejet de la demande de harcèlement moral, infirme le jugement sur le licenciement, le qualifiant de sans cause réelle et sérieuse. Elle condamne donc la société Sanofi Pasteur à verser 50 000 euros pour licenciement abusif, ainsi que d'autres indemnités. La cour confirme la recevabilité des nouvelles demandes de Madame C-D X, mais déboute sa demande pour manquement à l'obligation de sécurité.

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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 10 mars 2022, n° 19/02164
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 19/02164
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Louviers, 26 avril 2019
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 10 mars 2022, n° 19/02164