Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 27 février 2018, n° 16/04357
CPH Versailles 26 août 2016
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CA Versailles
Infirmation 27 février 2018
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Arguments

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  • Accepté
    Protection des lanceurs d'alerte

    La cour a jugé que le licenciement était fondé sur une atteinte à la liberté d'expression et que Monsieur [C] pouvait bénéficier du statut de lanceur d'alerte.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a accordé l'indemnité de préavis en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Licenciement abusif

    La cour a jugé que le licenciement était abusif et a accordé une indemnité de licenciement.

  • Accepté
    Atteinte à la liberté syndicale

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par le syndicat en raison de l'atteinte à la liberté syndicale.

  • Accepté
    Atteinte à la liberté syndicale

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par le syndicat en raison de l'atteinte à la liberté syndicale.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé l'ordonnance de référé du Conseil de Prud'hommes de Versailles qui avait écarté la demande d'audition d'un enregistrement sonore et jugé n'y avoir lieu à référé sur les demandes d'indemnités de M. [C] et des syndicats CGT et SUD Renault Guyancourt Aubevoye. M. [C], licencié pour faute grave par la société Eurodécision après avoir envoyé des courriels à caractère politique à des salariés de Renault et enregistré puis diffusé une conversation avec son PDG, a invoqué la protection des lanceurs d'alerte, arguant que son licenciement était nul pour atteinte à la liberté d'expression. La Cour a jugé que M. [C] faisait partie de la collectivité de travail de Renault et que l'envoi des courriels ne violait pas les obligations de sa mission, rejetant ainsi les motifs de l'avertissement et de la mise à pied. Concernant l'enregistrement, la Cour a estimé que, bien que M. [C] ait manqué à son devoir de discrétion, son licenciement était disproportionné et a prononcé sa nullité, accordant à M. [C] des indemnités provisionnelles pour préavis, licenciement et dommages pour licenciement nul, ainsi que des dommages et intérêts aux syndicats pour atteinte à la liberté syndicale. La société Eurodécision a été condamnée aux dépens de première instance et d'appel.

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Commentaires46

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 6e ch., 27 févr. 2018, n° 16/04357
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 16/04357
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Versailles, 26 août 2016, N° 16/00103
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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