Cour d'appel de Versailles, 11e chambre, 5 novembre 2020, n° 18/01983
CPH Nanterre 30 mars 2018
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CA Versailles
Infirmation partielle 5 novembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Manquement à l'obligation de sécurité

    La cour a constaté que l'employeur n'a pas respecté son obligation de sécurité en ne procédant pas à des visites médicales de reprise, ce qui a eu des conséquences sur la santé du salarié.

  • Accepté
    Rétrogradation et mise à l'écart

    La cour a relevé que la rétrogradation et la mise à l'écart du salarié constituent des manquements graves de l'employeur, justifiant la résiliation du contrat.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était nul en raison des manquements de l'employeur, notamment le harcèlement moral.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a accordé l'indemnité compensatrice de préavis en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Non-paiement de la rémunération variable

    La cour a jugé que le salarié avait droit à un rappel de salaire au titre de la rémunération variable non versée.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation de sécurité

    La cour a reconnu le manquement de l'employeur à son obligation de sécurité et a accordé des dommages et intérêts au salarié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Nanterre qui avait débouté M. X Y de toutes ses demandes suite à son licenciement par la société Wavestone pour inaptitude. M. Y avait contribué à la création d'une start-up rachetée par Solucom, devenue Wavestone, où il a été embauché en tant que directeur associé. Après plusieurs arrêts de travail pour burn out et dépression, il a été déclaré inapte à tout poste dans l'entreprise. M. Y a saisi le Conseil de Prud'hommes pour résiliation judiciaire du contrat de travail avant d'être licencié pour inaptitude. Il a fait appel, invoquant notamment le non-respect de l'obligation de sécurité par l'employeur, la non-organisation de visites médicales de reprise, une rémunération variable non conforme et des faits de harcèlement moral ayant conduit à son inaptitude. La Cour a reconnu la surcharge de travail non contrôlée, la rétrogradation non justifiée, la mise à l'écart et la dégradation des conditions de travail, caractérisant un harcèlement moral. Elle a prononcé la résiliation judiciaire du contrat aux torts de l'employeur, avec les effets d'un licenciement nul, et a condamné Wavestone à verser à M. Y diverses indemnités, dont une pour licenciement nul de 85 000 euros, ainsi que 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. La demande reconventionnelle de Wavestone pour exécution déloyale du contrat a été rejetée.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 11e ch., 5 nov. 2020, n° 18/01983
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 18/01983
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Nanterre, 30 mars 2018, N° 16/00591
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Versailles, 11e chambre, 5 novembre 2020, n° 18/01983