Cour de cassation, Chambre civile 1, 5 juillet 2017, 16-16.901 16-50.025, Publié au bulletin
CA Rennes
Infirmation partielle 7 mars 2016
>
CASS
Cassation partielle 5 juillet 2017

Arguments

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  • Accepté
    Violation de l'article 47 du code civil

    La cour a estimé que les actes de naissance ne pouvaient être transcrits en raison de la désignation erronée de M me Y… comme mère, ce qui ne correspond pas à la réalité au sens de l'article 47 du code civil.

  • Accepté
    Violation de l'article 312 du code civil

    La cour a jugé que la désignation de M me Y… comme mère dans les actes de naissance ne pouvait être acceptée, ce qui empêche l'application de la présomption de paternité.

  • Rejeté
    Droit au respect de la vie privée et familiale

    La cour a considéré que le refus de transcription ne portait pas atteinte de manière disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en raison de la législation française sur la gestation pour autrui.

  • Accepté
    Violation du droit au respect de la vie privée

    La cour a jugé que le droit au respect de la vie privée et familiale des demandeurs s'opposait à l'immixtion de l'association dans cette instance.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a rendu un arrêt concernant la transcription des actes de naissance de deux enfants nés à la suite d'une convention de gestation pour autrui. Le procureur général près la cour d'appel de Rennes reprochait à l'arrêt d'ordonner la transcription des actes de naissance sur les registres de l'état civil consulaire français. Dans un premier moyen, le procureur général invoquait l'article 47 du code civil, arguant que les actes de naissance ne correspondaient pas à la réalité. La Cour de cassation rejette ce moyen, considérant que les actes de naissance étaient conformes à la réalité en ce qui concerne la désignation du père. Dans un second moyen, les parents invoquaient l'article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, soutenant que le refus de transcription portait atteinte à leur droit au respect de la vie privée et familiale. La Cour de cassation rejette également ce moyen, estimant que le refus de transcription poursuit un but légitime de protection de l'enfant et de la mère porteuse. La Cour de cassation casse partiellement l'arrêt attaqué en ce qu'il a déclaré l'association Juristes pour l'enfance recevable en son intervention volontaire accessoire, considérant que cette immixtion dans une affaire strictement personnelle violait le droit au respect de la vie privée et familiale des parties.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 5 juil. 2017, n° 16-16.901, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-16901 16-50025
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel de Rennes, 7 mars 2016
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
1re Civ., 5 juillet 2017, pourvoi n° 15-28.597, Bull. 2017, I, n° ??? (cassation partielle sans renvoi).Sur la possibilité d'adoption, par l'épouse du père, de l'enfant né d'une gestation pour autrui pratiquée à l'étranger,
1re Civ., 5 juillet 2017, pourvoi n° 16-16.455, Bull. 2017, I, n° ??? (cassation).Sur l'absence de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme résultant du refus de transcription de la filiation maternelle d'intention en cas de gestation pour autrui pratiquée à l'étranger, cf :CEDH, Grande chambre, arrêt du 24 janvier 2017, Paradiso et Campanelli c. Italie, requête n° 25358/12
Ass. Plén., 3 juillet 2015, pourvoi n° 14-21.323, Bull. 2015, Ass. plén., n° 4 (cassation partielle), et les arrêts cités
Ass. Plén., 3 juillet 2015, pourvoi n° 15-50.002, Bull. 2015, Ass. plén., n° 4 (rejet), et les arrêts cités
Ass. Plén., 3 juillet 2015, pourvoi n° 14-21.323, Bull. 2015, Ass. plén., n° 4 (cassation partielle), et les arrêts cités
1re Civ., 5 juillet 2017, pourvoi n° 15-28.597, Bull. 2017, I, n° ??? (cassation partielle sans renvoi).Sur la possibilité d'adoption, par l'épouse du père, de l'enfant né d'une gestation pour autrui pratiquée à l'étranger,
1re Civ., 5 juillet 2017, pourvoi n° 16-16.455, Bull. 2017, I, n° ??? (cassation).Sur l'absence de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme résultant du refus de transcription de la filiation maternelle d'intention en cas de gestation pour autrui pratiquée à l'étranger, cf :CEDH, Grande chambre, arrêt du 24 janvier 2017, Paradiso et Campanelli c. Italie, requête n° 25358/12
Textes appliqués :
article 47 du code civil ; article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Dispositif : Cassation partielle sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000035145977
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:C100825
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Constitution du 4 octobre 1958
  2. Décret n°62-921 du 3 août 1962
  3. Code de procédure civile
  4. Code civil
  5. Code de l'organisation judiciaire
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Cour de cassation, Chambre civile 1, 5 juillet 2017, 16-16.901 16-50.025, Publié au bulletin