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Sur la décision
| Référence : | TJ Draguignan, ch. 4, 3 sept. 2025, n° 25/04259 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/04259 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée en référé avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Texte intégral
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE DRAGUIGNAN
4ème chambre civile
Juge du Contentieux de la Protection
ORDONNANCE DE REFERE
Chambre 4
N° RG 25/04259 – N° Portalis DB3D-W-B7J-KXLS
MINUTE N° 2025/ 123
ORDONNANCE
DU 03 Septembre 2025
S.A. LE LOGIS FAMILIAL VAROIS c/ [O], [J]
DÉBATS :
A l’audience publique du 18 Juillet 2025, l’affaire a été mise en délibéré au 03 Septembre 2025, les parties ayant été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe
COMPOSITION DE LA JURIDICTION :
Lors des débats et qui a délibéré :
Présidente : Madame Ariane CHARDONNET, Vice-Président en charge des fonctions de JCP du TJ
assistée lors des débats par Madame Stéphanie STAINIER, Greffier
et lors du prononcé par Madame Margaux HUET qui a signé la minute avec la présidente.
PRONONCÉ : par mise à disposition au greffe le 03 Septembre 2025
ENTRE :
DEMANDERESSE:
S.A. LE LOGIS FAMILIAL VAROIS
[Adresse 5]
[Localité 2]
représentée par Me Sophie MARCHESE, avocat au barreau de TOULON, substituée par Me WELLAND du même barreau
DEFENDEURS:
Monsieur [F] [O]
Ancienne gendarmerie
[Adresse 1]
[Localité 3]
non comparant
Madame [R] [J]
Ancienne gendarmerie
[Adresse 1]
[Localité 3]
comparante en personne
COPIES DÉLIVRÉES LE 03 Septembre 2025 :
1 copie exécutoire à ;
Mme [J]
1 copie dossier
RAPPEL DES FAITS
Par contrat du 23 août 2023 ayant pris effet au 4 septembre 2023, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS a donné à bail à madame [R] [J] et monsieur [F] [O] un appartement à usage d’habitation situé au [Adresse 4], et un parking accessoire au logement, pour un loyer mensuel initial de 844,38 euros, outre 179,82 euros de provisions sur charges.
Le bail contient une clause résolutoire en son article 13.
Des loyers étant demeurés impayés, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS a fait signifier un commandement de payer visant la clause résolutoire à ses locataires le 23 décembre 2024, portant sur la somme de 2.042,95 euros en principal, outre 136,91 euros de frais d’acte.
Elle a ensuite fait assigner madame [R] [J] et monsieur [F] [O] devant le juge des contentieux de la protection de [Localité 6] statuant en référé par un acte d’huissier du 15 mai 2025 pour obtenir la résiliation du contrat par l’effet de la clause résolutoire, l’expulsion sous astreinte et la condamnation au paiement à titre provisionnel de l’arriéré locatif et d’une indemnité mensuelle d’occupation.
A l’audience du 18 juillet 2025, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS – représentée par son conseil – demande de condamner les locataires au paiement de la somme actualisée de 2.662,46 euros au 30 juin 2025, en deniers et quittances, en indiquant que madame [J] a effectué deux règlements postérieurs au décompte et que la dette s’éleverait en réalité à 1.500 euros environ. Elle ne s’oppose pas aux délais de paiement avec suspension des effets de la clause résolutoire. Elle maintient le surplus de ses demandes.
Madame [R] [J] a comparu en personne. Elle explique avoir connu des difficultés financières eu égard à sa séparation en octobre 2024 avec monsieur [O], lequel percevait des revenus plus importants que les siens. Elle indique avoir repris le paiement des loyers courants de son logement et sollicite le maintien dans les lieux et l’octroi de délais pendant 6 mois pour solder sa dette locative. Elle déclare avoir 5 enfants à charge et percevoir 1.400 euros de salaire et 600 euros de pension alimentaire.
Monsieur [F] [O] n’était ni présent ni représenté.
Un diagnostic social et financier a été reçu au greffe avant l’audience et il a été donné lecture de ses conclusions à l’audience.
Les parties ont été avisées que la décision serait rendue le 3 septembre 2025 par mise à disposition au greffe de la présente juridiction.
Compte tenu des modalités de citation et de comparution des parties, ainsi que du montant des demandes, la présente décision sera réputée contradictoire à l’égard de tous, conformément aux dispositions de l’article 474 du code de procédure civile et en premier ressort en application des articles L213-4-3 et R213-9-3 du code de l’organisation judiciaire.
MOTIFS DE LA DECISION
I/ Sur la recevabilité de l’action
Il résulte des dispositions de l’article 834 du code de procédure civile que “dans tous les cas d’urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend”.
L’article 835 du code de procédure civile énonce par ailleurs que “le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire”.
Aux termes de l’article L 213-4-4 du code de l’organisation judiciaire énonce, “le juge des contentieux de la protection connaît des actions dont un contrat de louage d’immeubles à usage d’habitation ou un contrat portant sur l’occupation d’un logement est l’objet, la cause ou l’occasion ainsi que des actions relatives à l’application de la loi n°48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement”.
L’article 24 I et III de la loi du 6 juillet 1989 modifié par la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023 dispose par ailleurs que :
« I.( …)
Lorsque le locataire est en situation d’impayé de loyer ou de charges locatives sans interruption depuis une durée de deux mois ou lorsque la dette de loyer ou de charges locatives du locataire est équivalente à deux fois le montant du loyer mensuel hors charges locatives, les commandements de payer, délivrés pour le compte d’un bailleur personne physique ou société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclus, sont signalés par le commissaire de justice à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) prévue à l’article 7-2 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 précitée. Lors de ce signalement, le commissaire de justice précise les coordonnées téléphoniques et électroniques et la situation socioéconomique des occupants au vu des informations en sa connaissance. Le signalement s’effectue par voie électronique par l’intermédiaire du système d’information prévu au dernier alinéa du même article 7-2.
Le représentant de l’État dans le département saisit l’organisme compétent désigné par le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées, suivant la répartition de l’offre globale de services d’accompagnement vers et dans le logement prévue à l’article 4 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 précitée, afin qu’il réalise un diagnostic social et financier pour les locataires ainsi signalés par le commissaire de justice. Le diagnostic est transmis par l’opérateur à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives prévue à l’article 7-2 de la même loi avant l’expiration du délai mentionné au III du présent article.
(…)
III. – A peine d’irrecevabilité de la demande, l’assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence du commissaire de justice au représentant de l’État dans le département au moins six semaines avant l’audience, afin qu’il saisisse l’organisme compétent désigné par le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées, suivant la répartition de l’offre globale de services d’accompagnement vers et dans le logement prévue à l’article 4 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 précitée. Cette notification s’effectue par voie électronique par l’intermédiaire du système d’information prévu au dernier alinéa de l’article 7-2 de la même loi. La saisine de l’organisme mentionné à la première phrase du présent III peut s’effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret. L’organisme saisi réalise un diagnostic social et financier, selon des modalités et avec un contenu, précisés par décret, au cours duquel le locataire et le bailleur sont mis en mesure de présenter leurs observations, et le transmet au juge avant l’audience, ainsi qu’à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives ; le cas échéant, les observations écrites des intéressés sont jointes au diagnostic. Le locataire est informé par le représentant de l’État dans le département de son droit de demander au juge de lui accorder des délais de paiement, prévu au V du présent article ».
La SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS justifie de l’accomplissement des formalités exigées par les dispositions visées plus avant.
Elle produit en effet :
— le justificatif de la notification par courriel du 19 décembre 2024 de la situation d’impayés à la CAF, laquelle vaut saisine de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX), avant la délivrance du commandement de payer signifié le 18 janvier 2024,
— le justificatif de la notification de l’assignation à la Préfecture du Var qui en a accusé réception le 16 mai 2025, soit six semaines au moins avant l’audience.
La juridiction a reçu retour du diagnostic social et financier dont le contenu est précisé par le décret n° 2021-8 du 5 janvier 2021. Il a été donné connaissance de son contenu à l’audience.
L’action de la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS est donc recevable.
II/ Sur le bien-fondé de la demande de résiliation du contrat de bail et ses conséquences
Selon les dispositions de l’article 9 du code de procédure civile, « il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de ses prétentions ».
Aux termes des articles 1103 et 1104 du code civil, « les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits et doivent être exécutés de bonne foi ».
L’article 7 a) de la loi du 06 juillet 1989 fixe par ailleurs à la charge du locataire l’obligation de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus.
L’article 24 I de la loi du 24 juillet 1989 précitée dispose encore que « tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux ».
Toutefois, dans l’avis qu’elle a rendu le 13 juin 2024 (pourvoi n°24-70.002), la 3ème Chambre de la Cour de Cassation a relevé que la loi du 27 juillet 2023 ne comprend pas de disposition dérogeant à l’article 2 du code civil, selon lequel la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a point d’effet rétroactif.
Elle en tire pour conséquence que « dès lors, son article 10, en ce qu’il fixe désormais à six semaines le délai minimal accordé au locataire pour apurer sa dette, au terme duquel la clause résolutoire est acquise, ne s’applique pas immédiatement aux contrats en cours, qui demeurent régis par les stipulations des parties, telles qu’encadrées par la loi en vigueur au jour de la conclusion du bail, et ne peut avoir pour effet d’entraîner leur réfaction ».
Par contrat du 23 août 2023 ayant pris effet au 4 septembre 2023, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS a donné à bail à madame [R] [J] et monsieur [F] [O] un appartement à usage d’habitation situé au [Adresse 4], et un parking accessoire au logement, pour un loyer mensuel initial de 844,38 euros, outre 179,82 euros de provisions sur charges.
Le bail contient une clause résolutoire en son article 13.
Dans ces conditions, au titre du contrat de bail querellé c’est un délai de deux mois comme prévu contractuellement qui doit être retenu s’agissant du délai dont bénéficient les locataires à compter de la délivrance du commandement de payer pour faire obstacle à l’acquisition de la clause résolutoire.
Des loyers étant demeurés impayés, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS a fait signifier un commandement de payer visant la clause résolutoire à ses locataires le 23 décembre 2024, portant sur la somme de 2.042,95 euros en principal, outre 136,91 euros de frais d’acte.
Les causes du commandement n’ont pas été intégralement réglées dans les délais impartis, ni postérieurement au 23 février 2025.
En conséquence, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS justifie de manière non sérieusement contestable que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire sont réunies au 23 février 2025 à minuit.
III/ Sur les demandes de condamnation à paiement à titre provisionnel
La SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS indique à l’audience qu’elle entend actualiser son décompte au mois de juin 2025 à la somme de 2.662,66 euros après soustraction des sommes versées par le locataire depuis l’assignation. Il appert de l’examen de ce décompte que la somme de 190,39 euros a été portée au débit du compte du locataire le 21 mai 2025 outre celle de 138,79 euros le 20 juin 2025. S’agissant de frais d’actes de procédure (frais de commissaire de justice) ayant vocation à être pris en charge au titre des dépens, il convient de déduire ces sommes de la dette locative.
Madame [R] [J] fait valoir qu’elle a effectué des versements récents pour solder une partie de sa dette. Elle reconnaît toutefois ne pas avoir réglé l’intégralité des sommes dues à sa bailleresse.
La dette de loyers de madame [R] [J] et monsieur [F] [O] est non sérieusement contestable. Le bail contenant une clause de solidarité en son article 15, les locataires y seront condamnés solidairement à titre provisionnel à hauteur de 2.333,48 euros en deniers ou quittances, permettant de déduire du montant de la condamnation l’ensemble des sommes éventuellement versées au crédit du compte locatif.
III/ Sur les délais de paiement
L’article 24 V de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 dispose que "le juge peut, même d’office, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, (…) au locataire en situation de régler sa dette locative. (…) Pendant le cours des délais ainsi accordés, les effets de la clause de résiliation de plein droit sont suspendus. (…) Si le locataire se libère dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué ; dans le cas contraire, elle reprend son plein effet".
Compte tenu de ces éléments et des propositions de règlements formulées à l’audience, madame [R] [J] ayant témoigné de sa bonne foi, notamment en procédant à un remboursement partiel de sa dette, elle sera autorisée à se libérer du montant de sa dette selon les modalités qui seront rappelées au dispositif de la présente décision, étant précisé que la demanderesse ne s’est pas opposée à l’audience à la demande de délais.
Les effets de la clause résolutoire étant suspendus pendant le cours des délais ainsi accordés, la demande relative à l’expulsion devient sans objet.
Il convient néanmoins de prévoir que tout défaut de paiement des loyers et charges courants d’une part, des délais de paiement d’autre part, justifiera la condamnation de madame [R] [J] et monsieur [F] [O] au paiement d’une indemnité mensuelle d’occupation à titre provisionnel correspondant au montant du dernier loyer échu.
IV/ Sur les demandes accessoires
Madame [R] [J] et monsieur [F] [O], partie perdante, supporteront la charge des dépens, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de son signalement à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives, de l’assignation et de sa notification à la préfecture.
Compte tenu des démarches judiciaires qu’a dû accomplir la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS, madame [R] [J] et monsieur [F] [O] seront condamnés in solidum à lui verser une somme de 400 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
La décision est de plein droit exécutoire par provision.
PAR CES MOTIFS,
Statuant publiquement par mise à disposition au greffe en application des articles 450 à 453 du Code de Procédure Civile, les parties préalablement avisées, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort,
Au principal, tous droits et moyens des parties étant réservés ; vu l’urgence et les articles L 145-5 du code de commerce, 834 et 835 du code de procédure civile,
DECLARONS l’action de la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS recevable ;
CONSTATONS que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 23 août 2023 entre la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS et madame [R] [J] et monsieur [F] [O] concernant l’appartement situé [Adresse 4] et son parking accessoire, sont réunies à la date du 23 février 2025 à minuit ;
CONDAMNONS solidairement adame [R] [J] et monsieur [F] [O] à verser à la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS la somme de 2.333,48 € à titre provisionnel, en deniers et quittances, au titre des loyers et provisions sur charges restant dus au jour de l’audience ;
AUTORISONS madame [R] [J] et monsieur [F] [O] à s’acquitter de cette somme, outre le loyer et les charges courants, en 11 mensualités de 194€ chacune et une 12ème mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts ;
PRECISONS que chaque mensualité devra intervenir avant le 30 de chaque mois et pour la première fois le 30 du mois suivant la signification de la présente ordonnance ;
SUSPENDONS les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés;
DISONS que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DISONS qu’en revanche, toute mensualité, qu’elle soit due au titre du loyer et des charges courants ou de l’arriéré, restée impayée sept jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception justifiera :
* que la clause résolutoire retrouve son plein effet ;
* que le solde de la dette devienne immédiatement exigible ;
* qu’à défaut pour madame [R] [J] et monsieur [F] [O] d’avoir volontairement libéré les lieux dans les deux mois de la délivrance d’un commandement de quitter les lieux, la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS puisse faire procéder à leur expulsion ainsi qu’à celle de tous les occupants de leur chef, avec le concours d’un serrurier et de la force publique si besoin est ;
* que madame [R] [J] et monsieur [F] [O] soient solidairement condamnés à verser à la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux caractérisée par la remise des clés au bailleur ou à son mandataire ;
CONDAMNONS in solidum madame [R] [J] et monsieur [F] [O] à verser à la SA d’HLM LOGIS FAMILIAL VAROIS une somme de 400 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS in solidum madame [R] [J] et monsieur [F] [O] aux dépens, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de son signalement à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives, de l’assignation et de sa notification à la préfecture ;
RAPPELONS que la décision est de plein droit exécutoire par provision .
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition de la décision au greffe du tribunal judiciaire.
La greffière, La vice-présidente,
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