Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 1-4, 19 mai 2022, n° 21/09705
TCOM Marseille 3 juin 2021
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CA Aix-en-Provence
Confirmation 19 mai 2022
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CASS
Cassation 19 septembre 2024

Arguments

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  • Accepté
    Applicabilité de la clause d'exclusion de garantie

    La cour a confirmé que la clause d'exclusion n'est ni formelle ni limitée, car elle vide la garantie d'une partie significative de sa substance.

  • Rejeté
    Montant de la provision accordée

    La cour a jugé que le tribunal de commerce avait correctement évalué le montant de la provision en tenant compte des éléments fournis par La Bonne Mère.

  • Accepté
    Bonne foi contractuelle et cohérence des clauses

    La cour a confirmé que la clause d'exclusion était réputée non écrite, car elle créait un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties.

  • Accepté
    Demande d'indemnisation pour perte d'exploitation

    La cour a jugé que la clause d'exclusion ne pouvait s'appliquer, permettant ainsi à La Bonne Mère de bénéficier de l'indemnisation pour perte d'exploitation.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a confirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Marseille qui avait déclaré non écrite une clause d'exclusion de garantie dans un contrat d'assurance multirisque professionnelle entre la société La Bonne Mère et AXA France IARD, suite à la fermeture administrative de l'établissement de La Bonne Mère en raison de l'épidémie de COVID-19. La clause excluait la couverture des pertes d'exploitation si un autre établissement sur le même territoire départemental était également fermé pour une cause identique. La question juridique centrale concernait la validité de cette clause d'exclusion au regard des articles L.113-1, 1170 et 1171 du code civil. Le tribunal avait jugé la clause non formelle et limitée, donc non applicable, et avait accordé une provision de 66.800 euros à La Bonne Mère pour ses pertes d'exploitation, en plus de désigner un expert pour évaluer le montant définitif de l'indemnité due. La Cour d'Appel a confirmé cette décision, rejetant l'argument d'AXA selon lequel la clause était conforme aux exigences légales. La Cour a également confirmé la provision accordée et a ajouté des missions à l'expertise judiciaire pour évaluer les aides d'État reçues et les facteurs affectant l'activité de La Bonne Mère. AXA a été condamnée à payer 2.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 1-4, 19 mai 2022, n° 21/09705
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 21/09705
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Marseille, 3 juin 2021, N° 2021F00437
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Décret n°2020-663 du 31 mai 2020
  2. Code de procédure civile
  3. Code civil
  4. Code des assurances
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