Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 1 2, 20 octobre 2022, n° 21/11654
TGI 20 juillet 2021
>
CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 20 octobre 2022
>
CASS
Rejet 10 juillet 2024

Arguments

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  • Accepté
    Trouble manifestement illicite

    La cour a estimé que les actions de blocage constituaient un trouble manifestement illicite, justifiant l'interdiction d'entraver l'accès au magasin.

  • Accepté
    Dommage imminent

    La cour a jugé que le risque de renouvellement des actions de blocage était suffisamment établi, justifiant des mesures préventives.

  • Rejeté
    Préjudice financier

    La cour a estimé que l'appelante n'a pas établi de manière suffisante le lien entre les actions des intimés et la perte de chiffre d'affaires, rendant la demande de provision contestable.

  • Rejeté
    Action en justice abusive

    La cour a jugé que l'employeur a obtenu partiellement gain de cause, ce qui ne caractérise pas une action abusive.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel d'Aix-en-Provence a statué sur l'appel de la société Carrefour Hypermarchés contre plusieurs salariés et le syndicat CGT Carrefour Aix-en-Provence, suite à des actions de grève ayant entraîné des blocages du magasin. La première instance avait rejeté la demande de Carrefour de mettre fin aux blocages et condamné l'entreprise à payer des indemnités pour procédure abusive.

La Cour d'appel a confirmé la recevabilité des preuves apportées par Carrefour et rejeté l'exception d'incompétence matérielle, ainsi que la demande de dessaisissement au profit de la chambre sociale. Elle a également rejeté la demande de mise hors de cause des intimés.

La Cour a jugé que les actions de blocage constituaient un trouble manifestement illicite et que le risque de renouvellement de ces actions était certain, caractérisant ainsi un dommage imminent pour lequel elle a ordonné des mesures préventives sous astreinte uniquement à l'encontre de M. [K] [I] et du syndicat CGT Carrefour Aix-en-Provence.

La demande de provision pour préjudice financier de Carrefour a été rejetée en raison d'une contestation sérieuse quant à la distinction entre les préjudices liés à l'exercice normal du droit de grève et ceux résultant d'abus.

La Cour a infirmé l'ordonnance en ce qui concerne les dépens et les frais de justice, condamnant les intimés à payer ces frais et à verser 3 000 euros à Carrefour au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais exposés en première instance et en appel. Elle a débouté les intimés de leur demande de dommages et intérêts pour procédure abusive.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 1 2, 20 oct. 2022, n° 21/11654
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 21/11654
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance, 20 juillet 2021, N° 21/01081
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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