Cour d'appel de Grenoble, Ch.secu-fiva-cdas, 29 juin 2021, n° 20/02575
TASS Haute-Savoie 16 janvier 2018
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CA Chambéry
Infirmation 9 octobre 2018
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CASS
Cassation 9 juillet 2020
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CA Grenoble
Infirmation partielle 29 juin 2021

Arguments

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  • Accepté
    Obligation de sécurité de l'employeur

    La cour a estimé que l'employeur avait conscience du danger lié à l'amiante et n'a pas pris les mesures nécessaires pour protéger le salarié, caractérisant ainsi la faute inexcusable.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation complémentaire

    La cour a jugé que la victime a droit à une indemnisation complémentaire en raison de la faute inexcusable de l'employeur, et a fixé les montants des souffrances physiques et du préjudice moral.

  • Accepté
    Droit au remboursement des arriérés

    La cour a confirmé que la CPAM a droit au remboursement des arriérés de majoration de rente, conformément aux dispositions légales.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Grenoble, statuant sur renvoi après cassation, a confirmé la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur, la société Ferropem, dans l'affaire de l'exposition à l'amiante de M. F X, ancien salarié de la société Sofrem, et a majoré sa rente d'accident du travail. La question juridique centrale résidait dans la détermination de l'employeur responsable de la maladie professionnelle de M. F X, liée à l'amiante, et dans l'évaluation de l'indemnisation due pour les préjudices subis. La juridiction de première instance avait jugé la société Ferropem responsable, en tant que continuatrice de la personnalité morale de la société Sofrem, et avait accordé une indemnisation de 22.000 euros pour les préjudices complémentaires. La Cour d'Appel a rejeté l'argument de prescription biennale invoqué par Ferropem, confirmé l'origine professionnelle de la maladie et la faute inexcusable de l'employeur, mais a ajusté l'indemnisation pour les souffrances physiques à 3.500 euros et pour le préjudice moral à 16.000 euros, tout en déboutant le FIVA de sa demande au titre du préjudice d'agrément. La Cour a également rejeté la demande reconventionnelle de Ferropem visant à impliquer d'autres employeurs dans la responsabilité, faute de preuve suffisante. Enfin, la Cour a condamné Ferropem à payer des contributions aux frais irrépétibles et les dépens.

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Commentaires5

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1Défenseur des employeurs contre leur faute inexcusable
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2Faute inexcusable : employeurs, comment vous défendre ?Accès limité
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Sur la décision

Référence :
CA Grenoble, ch.secu-fiva-cdas, 29 juin 2021, n° 20/02575
Juridiction : Cour d'appel de Grenoble
Numéro(s) : 20/02575
Décision précédente : Cour d'appel de Chambéry, 9 octobre 2018, N° 18/00438
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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