Cour d'appel de Metz, 1re chambre, 26 avril 2022, n° 20/00220
CA Metz
Confirmation 26 avril 2022
>
CASS
Rejet 24 janvier 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Calcul erroné des intérêts

    La cour a estimé que l'erreur alléguée était décelable dès l'acceptation de l'offre de crédit, rendant la demande irrecevable pour cause de prescription.

  • Rejeté
    Déchéance du droit aux intérêts

    La cour a jugé que cette demande était également irrecevable pour cause de prescription, le délai ayant commencé à courir à la date d'acceptation du contrat.

  • Rejeté
    Préjudice moral lié à la résistance abusive

    La cour a confirmé que cette demande était irrecevable en raison de la prescription, le délai ayant commencé à courir dès 2007.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Metz a confirmé le jugement de première instance qui avait déclaré irrecevables les demandes de Monsieur [K] [B] et Madame [X] [M] épouse [B] en nullité de la clause de stipulation des intérêts conventionnels et en restitution des intérêts trop perçus, ainsi que leur demande en dommages et intérêts pour préjudice moral, en raison de la prescription. Les appelants avaient contracté deux crédits auprès de la SA Crédit Foncier de France et soutenaient que les intérêts avaient été calculés sur une année bancaire de 360 jours au lieu d'une année civile, ce qui n'était pas conforme aux prescriptions légales. La juridiction de première instance avait rejeté leurs demandes pour cause de prescription, et ils avaient interjeté appel. La cour d'appel a examiné les questions de la prescription des actions en nullité et en déchéance du droit aux intérêts, ainsi que la recevabilité des demandes relatives à un avenant de 2017. Elle a jugé que les irrégularités alléguées étaient décelables dès l'acceptation de l'offre de crédit en 2007, fixant ainsi le point de départ de la prescription à cette date. Concernant l'avenant de 2017, la cour a rejeté l'argument de prescription avancé par la banque, mais a débouté les appelants de leurs demandes en nullité et en déchéance du droit aux intérêts, considérant qu'il n'y avait pas eu de renégociation du contrat nécessitant un nouvel avenant conforme au code de la consommation. La cour a également confirmé le rejet de la demande en dommages et intérêts pour résistance abusive et a condamné les appelants aux dépens d'appel et à verser 2.000 € à la SA Crédit Foncier de France au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Metz, 1re ch., 26 avr. 2022, n° 20/00220
Juridiction : Cour d'appel de Metz
Numéro(s) : 20/00220
Importance : Inédit
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

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