Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 1, 19 décembre 2017, n° 16/19884
TGI Paris 31 août 2011
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CA Paris
Confirmation 19 décembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Immunité de juridiction

    La cour a jugé que les sociétés B A et Z A sont des émanations de l'État irakien et bénéficient donc de l'immunité de juridiction.

  • Accepté
    Irregularité de la signification

    La cour a constaté que la signification de l'ordonnance d'exequatur était irrégulière, ce qui a conduit à la nullité de cette signification.

  • Accepté
    Délai d'appel

    La cour a jugé que l'irrégularité de la signification a empêché le délai d'appel de courir, rendant l'appel recevable.

  • Rejeté
    Capacité d'ester en justice

    La cour a estimé que les sociétés B A et Z A ont la capacité d'ester en justice et peuvent agir par leurs représentants légaux.

  • Accepté
    Conformité à la Convention de Bruxelles

    La cour a confirmé que l'ordonnance d'exequatur respecte les exigences de la Convention de Bruxelles.

  • Accepté
    Dépens

    La cour a jugé que les sociétés B A et Z A, ayant succombé, doivent être condamnées à payer les dépens.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé l'ordonnance du président du tribunal de grande instance de Paris du 31 août 2011 qui accordait l'exequatur à un jugement du tribunal de grande instance d'Amsterdam rendu le 27 septembre 2000. Ce jugement condamnait solidairement les sociétés irakiennes B A et Z A BAGHDAD à payer à la société américaine X une somme de 11.431.893,85 USD. La question juridique principale concernait la recevabilité de l'appel des sociétés irakiennes, qui arguaient que la signification de l'ordonnance d'exequatur était irrégulière, car elle ne respectait pas les procédures applicables aux entités bénéficiant de l'immunité de juridiction. La Cour d'Appel a jugé que les significations étaient nulles, mais a tout de même confirmé l'ordonnance d'exequatur, estimant que le jugement néerlandais avait été rendu en respectant le droit à un procès équitable et que les sociétés irakiennes avaient été valablement assignées et disposaient d'un délai suffisant pour se défendre. La Cour a également rejeté les arguments des sociétés irakiennes concernant la violation de l'ordre public international français et européen, notamment en ce qui concerne l'immunité de juridiction et le droit à un procès équitable. Enfin, la Cour a condamné les sociétés irakiennes à payer à la société X la somme de 10 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 1, 19 déc. 2017, n° 16/19884
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 16/19884
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 31 août 2011
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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