Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 2, 31 mars 2022, n° 21/16460
TGI Évry 20 juillet 2021
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CA Paris
Infirmation partielle 31 mars 2022
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CASS
Rejet 12 octobre 2023

Arguments

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  • Accepté
    Obligation de paiement des loyers

    La cour a estimé que l'obligation de paiement des loyers n'est pas sérieusement contestable, même en raison de la crise sanitaire, car la société a continué à avoir accès aux locaux et à exercer son activité.

  • Rejeté
    Force majeure liée à la pandémie de Covid-19

    La cour a rejeté cet argument, considérant que la société n'a pas démontré une impossibilité totale de paiement des loyers, et que la force majeure ne s'applique pas aux obligations de paiement d'une somme d'argent.

  • Accepté
    Droit à l'information sur les comptes d'exploitation

    La cour a jugé que les bailleurs ont un intérêt légitime à obtenir ces informations pour évaluer les conséquences de la crise sur leur contrat de bail.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a été saisie par la société Réside Etudes Apparthôtels, gestionnaire de résidences de services, qui contestait l'ordonnance de référé du Tribunal Judiciaire d'Evry lui ordonnant de payer des provisions sur les loyers impayés à plusieurs bailleurs-investisseurs pour les périodes du 2ème trimestre 2020 au 1er trimestre 2021. La société invoquait la force majeure due à la pandémie de Covid-19, une clause contractuelle sur les "circonstances exceptionnelles et graves", l'absence de délivrance des locaux, la théorie de l'imprévision et l'exigence de bonne foi, ainsi que la perte partielle de la chose louée pour justifier la suspension des paiements. La juridiction de première instance avait rejeté la plupart des arguments de la société et accordé des provisions partielles aux bailleurs.

La Cour d'Appel a confirmé l'existence d'une obligation de paiement des loyers par la société, rejetant l'argument de force majeure, la clause contractuelle invoquée, et l'absence de délivrance des locaux, tout en reconnaissant une contestation sérieuse pour les périodes de fermeture administrative. La Cour a infirmé partiellement l'ordonnance de référé en actualisant le montant des provisions dues jusqu'au 4ème trimestre 2021 et en accordant un échéancier de paiement sur 18 mois. La société a également été condamnée à communiquer les comptes d'exploitation et les bilans annuels de la résidence litigieuse sous astreinte, mais sa demande de communication du contrat d'assurance multirisques professionnelle a été rejetée. La Cour a condamné la société aux dépens d'appel et à payer une somme globale aux bailleurs au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 2, 31 mars 2022, n° 21/16460
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 21/16460
Décision précédente : Tribunal de grande instance d'Évry, 20 juillet 2021, N° 21/00122
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Décret n°2020-604 du 20 mai 2020
  2. Décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020
  3. LOI n°2020-1379 du 14 novembre 2020
  4. LOI n°2020-1525 du 7 décembre 2020
  5. Décret n°2020-1766 du 30 décembre 2020
  6. Décret n°2021-296 du 19 mars 2021
  7. Code de procédure civile
  8. Code civil
  9. Code du tourisme.
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