Cour d'appel de Paris, Pôle 6 chambre 8, 10 novembre 2022, n° 20/04755
CPH Bobigny 16 juin 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 10 novembre 2022

Arguments

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  • Accepté
    Agissements de harcèlement moral

    La cour a constaté que les éléments produits par la salariée établissent des faits laissant supposer l'existence d'un harcèlement moral, et que l'employeur n'a pas prouvé que ces agissements étaient justifiés par des éléments objectifs.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation de sécurité

    La cour a jugé que l'employeur n'a pas pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé mentale de la salariée, ce qui constitue un manquement à son obligation de sécurité.

  • Accepté
    Licenciement pour inaptitude

    La cour a déclaré le licenciement nul, considérant qu'il était fondé sur l'inaptitude de la salariée dans un contexte de harcèlement moral.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a accueilli la demande d'indemnité compensatrice de préavis en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Remise d'attestation Pôle Emploi et certificat de travail

    La cour a ordonné la remise des documents sans astreinte, considérant qu'il n'y avait pas de risque de résistance de l'employeur.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a accordé des dommages intérêts pour licenciement nul, tenant compte de l'ancienneté et des circonstances de la rupture.

  • Accepté
    Frais irrépétibles

    La cour a accordé des frais irrépétibles à la salariée, considérant que l'employeur a succombé dans ses demandes.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision de la Cour d'appel de Paris du 10 novembre 2022, Madame [F] [W] conteste le jugement du Conseil de prud'hommes de Bobigny qui l'avait déboutée de ses demandes, notamment pour harcèlement moral et licenciement nul. La juridiction de première instance avait rejeté ses allégations, considérant que l'employeur n'avait pas commis de manquements. La Cour d'appel, après avoir examiné les éléments de preuve, a infirmé le jugement en reconnaissant l'existence de harcèlement moral et un manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur. Elle a déclaré le licenciement nul et a condamné l'ADSEA 93 à verser des indemnités à Madame [W], confirmant ainsi la nécessité de protéger la santé mentale des salariés.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 ch. 8, 10 nov. 2022, n° 20/04755
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/04755
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Bobigny, 16 juin 2020, N° 18/03525
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

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