Cour d'appel de Pau, 1ère chambre, 16 novembre 2018, n° 16/01599
CA Pau
Infirmation 16 novembre 2018

Arguments

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  • Accepté
    Intérêt à agir

    La cour a estimé que la commune justifiait son intérêt à agir, mais a déclaré la demande principale prescrite.

  • Rejeté
    Responsabilité de la société Engie

    La cour a jugé que la responsabilité de la société Engie ne pouvait être engagée en raison de la prescription de l'action et de l'absence de lien de causalité établi.

  • Rejeté
    Dommages liés à la pollution

    La cour a considéré que la commune n'a pas prouvé l'existence d'un lien de causalité entre les actions de la société Engie et les préjudices subis.

  • Accepté
    Frais irrépétibles

    La cour a jugé que la commune devait rembourser les frais de justice de la société Engie, conformément à l'article 700 du code de procédure civile.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Pau a réformé partiellement le jugement du Tribunal de Grande Instance de Bayonne qui avait déclaré irrecevable l'action de la Commune de Biarritz contre la Société ENGIE pour défaut d'intérêt à agir. La Commune de Biarritz avait vendu un terrain à la société Sogicoba après avoir découvert une pollution des sols, et avait engagé une action en garantie des vices cachés et en responsabilité pour défaut de conformité contre ENGIE, successeur de Gaz de France, qui avait vendu le terrain à la commune en 1976. La juridiction de première instance avait jugé que la commune n'avait pas justifié son intérêt à agir et que les conditions d'exploitation et de démantèlement de l'usine de gaz n'entraînaient pas la responsabilité de ENGIE. La Cour d'Appel a reconnu l'intérêt à agir de la commune, mais a déclaré prescrite la demande principale fondée sur la loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement. La Cour a également jugé non prescrites les demandes subsidiaires fondées sur les vices cachés et la délivrance conforme, mais les a rejetées au fond, faute de preuve de l'antériorité du vice et de l'existence d'un manquement à l'obligation de délivrance conforme. La commune a été déboutée de ses demandes et condamnée aux dépens ainsi qu'à payer à ENGIE 5 000 euros au titre des frais irrépétibles d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Pau, 1re ch., 16 nov. 2018, n° 16/01599
Juridiction : Cour d'appel de Pau
Numéro(s) : 16/01599
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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