Cour d'appel de Poitiers, Chambre sociale, 9 juillet 2020, n° 18/00813
CPH La Roche-sur-Yon 19 janvier 2015
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CA Poitiers
Infirmation partielle 9 juillet 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Non-respect des obligations de l'employeur envers les travailleurs handicapés

    La cour a estimé que l'employeur avait pris des mesures appropriées et que l'absence de consultation du comité d'entreprise n'était pas constitutive d'une faute.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse en raison du manquement de l'employeur à son obligation de reclassement.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a confirmé que l'indemnité compensatrice de préavis était due en raison du licenciement abusif.

  • Accepté
    Dommages et intérêts pour licenciement abusif

    La cour a accordé des dommages et intérêts en tenant compte de l'ancienneté et des circonstances de la rupture.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Poitiers a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de La Roche sur Yon qui avait considéré le licenciement de Madame A X par l'URSSAF des Pays de la Loire pour inaptitude médicale et impossibilité de reclassement comme étant fondé sur une cause réelle et sérieuse. Madame X, reconnue travailleuse handicapée et souffrant d'électrosensibilité, contestait son licenciement, arguant que l'URSSAF n'avait pas respecté ses obligations de reclassement et avait fait preuve de discrimination à raison de son handicap. La Cour a reconnu que l'URSSAF n'avait pas mené de recherche sérieuse de reclassement, notamment en ce qui concerne le télétravail, et a donc jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse. En conséquence, la Cour a condamné l'URSSAF à verser à Madame X une indemnité compensatrice de préavis de 8.254,68 euros brut plus les congés payés afférents, ainsi qu'une indemnité pour licenciement abusif de 40.000 euros net, avec intérêts. La Cour a également ordonné le remboursement par l'URSSAF de trois mois d'indemnités de chômage versées à Madame X et a condamné l'URSSAF à payer 4.000 euros au titre des frais de justice. Les demandes de Madame X concernant la requalification de son poste et la reconnaissance de l'origine professionnelle de son inaptitude ont été rejetées, tout comme sa demande de classification supérieure.

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Commentaire1

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1Mise en place du télétravail : nouvelle illustration de l'importance de la loyauté dans la recherche de reclassement du salarié déclaré inapteAccès limité
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Sur la décision

Référence :
CA Poitiers, ch. soc., 9 juil. 2020, n° 18/00813
Juridiction : Cour d'appel de Poitiers
Numéro(s) : 18/00813
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de La Roche-sur-Yon, 19 janvier 2015
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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