Cour d'appel de Versailles, 1re chambre 1re section, 15 juin 2021, n° 20/02757
TGI Paris 9 février 2017
>
CA Paris
Infirmation partielle 13 décembre 2018
>
CASS
Cassation 20 mai 2020
>
CA Versailles
Infirmation partielle 15 juin 2021
>
CASS
Désistement 21 avril 2022

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Conformité des publicités avec l'article L.3323-4 du code de la santé publique

    La cour a estimé que les publicités ne respectaient pas les exigences d'objectivité et d'information imposées par la loi, et qu'elles incitaient à la consommation.

  • Accepté
    Préjudice moral dû à la violation des dispositions légales

    La cour a reconnu l'existence d'un préjudice moral direct causé par le non-respect des dispositions légales, justifiant l'octroi de dommages et intérêts.

  • Rejeté
    Utilisation abusive du slogan dans les publicités

    La cour a rejeté la demande d'interdiction, considérant que les preuves fournies n'étaient pas suffisantes pour justifier une telle mesure.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles, saisie en renvoi après cassation par la Cour de cassation, a statué sur le litige opposant la société Kronenbourg à l'Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA) concernant la licéité de diverses publicités pour la bière Grimbergen diffusées sur le site internet de Kronenbourg. La question juridique centrale résidait dans l'interprétation de l'article L.3323-4 du code de la santé publique, qui encadre strictement la publicité pour les boissons alcooliques, limitée à des informations objectives sur le produit. La juridiction de première instance avait jugé illicites les publicités, les films "La légende du Phoenix" et "Les territoires d’une légende", le jeu "Le jeu des territoires", ainsi que l'utilisation du slogan "L’intensité d’une légende", ordonnant leur retrait sous astreinte et condamnant Kronenbourg à verser des frais à l'ANPAA.

La Cour d'Appel a confirmé l'ensemble de ces interdictions, jugeant que les éléments publicitaires en question ne respectaient pas les exigences de caractère objectif et informatif imposées par la loi, étant plutôt de nature à valoriser la consommation d'alcool et à inciter à son achat. La Cour a également infirmé le jugement en ce qui concerne le rejet de la demande de dommages et intérêts de l'ANPAA, lui accordant 50 000 euros pour le préjudice moral subi du fait de la violation de la réglementation sur la publicité des boissons alcooliques. La demande de l'ANPAA visant à interdire l'utilisation du slogan "L’intensité d’une légende" sur tout support publicitaire a été rejetée, faute de preuves suffisantes. Enfin, la Cour a condamné Kronenbourg aux dépens d'appel et à verser 10 000 euros à l'ANPAA au titre des frais irrépétibles.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Commentaires11

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Quel régime pour la publicité en faveur de l’alcool ?
www.nmcg.fr · 30 juin 2023

2Droit de la publicité & Loi Evin - L’exigence d’une publicité objective et informative en présence de boissons alcoolisées
J.P. Karsenty & Associés · 23 octobre 2020

3Le magazine des professionnels du droit
lemondedudroit.fr · 12 août 2020
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 1re ch. 1re sect., 15 juin 2021, n° 20/02757
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 20/02757
Sur renvoi de : Cour de cassation, 20 mai 2020
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Cour d'appel de Versailles, 1re chambre 1re section, 15 juin 2021, n° 20/02757