Tribunal de grande instance de Paris, 7 mars 2019, n° 2017/14664
TGI Paris 7 mars 2019
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TGI Paris 7 mars 2019
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CA Paris 19 septembre 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 14 février 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Violation des articles du règlement CE n°469/2009

    La cour a estimé que le CCP a été régulièrement délivré, car la combinaison d'ézétimibe et de simvastatine est protégée par le brevet de base, et qu'aucun CCP antérieur ne couvrait cette combinaison.

  • Accepté
    Contrefaçon du CCP n°05C0040

    La cour a jugé que la commercialisation des spécialités génériques par MYLAN constitue une contrefaçon vraisemblable du CCP, justifiant l'interdiction de vente.

  • Accepté
    Préservation des droits liés au CCP

    La cour a ordonné le rappel et le retrait des produits, considérant que cela est nécessaire pour mettre un terme à la contrefaçon.

  • Accepté
    Préjudice subi du fait de la contrefaçon

    La cour a accordé des dommages-intérêts provisionnels, estimant que la société MSD a subi un préjudice en raison de la contrefaçon.

  • Accepté
    Nécessité d'obtenir des informations pour évaluer la contrefaçon

    La cour a ordonné la communication d'informations, considérant que cela est nécessaire pour évaluer l'ampleur de la contrefaçon.

Résumé par Doctrine IA

La société Mylan a été jugée pour contrefaçon vraisemblable du certificat complémentaire de protection (CCP) n° 05C0040 détenu par Merck Sharp & Dohme Corp (MSD) en commercialisant en France, à partir du 18 avril 2018, des spécialités génériques « EZETIMIBE/SIMVASTATINE MYLAN ». Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rejeté les arguments de Mylan contestant la validité du CCP, qui protège la combinaison des principes actifs ézétimibe et simvastatine, en se fondant sur les articles 3 a) et 3 c) du règlement (CE) n°469/2009 et la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne. Le tribunal a ordonné à Mylan de cesser la commercialisation des produits incriminés jusqu'à l'expiration du CCP le 2 avril 2019, sous astreinte, et de rappeler et retirer les produits des réseaux de distribution. Mylan doit également communiquer des informations sur les réseaux de distribution des produits contrefaisants et payer des provisions à titre de dommages-intérêts à MSD et MSD France pour les pertes subies, ainsi que 70.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Les dépens de l'incident ont été réservés et joints au fond.

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Sur la décision

Référence :
TGI Paris, 7 mars 2019, n° 17/14664
Juridiction : Tribunal de grande instance de Paris
Numéro(s) : 2017/14664
Publication : Propr. industr., 7-8, juillet 2020, chron. 6, note d'Hélène Gaumont-Prat
Décision(s) liée(s) :
  • Cour d'appel de Paris, 14 février 2020, 2019/06114
Domaine propriété intellectuelle : BREVET
Numéro(s) d’enregistrement des titres de propriété industrielle : EP0720599 ; FR03C0028 ; FR05C0040
Titre du brevet : Composés d'Azetidinone hydroxy-substitués efficaces en tant qu'agents hypocholestérolémiqes ; Ezétimibe ; Ezétimibe;Simvastatine
Classification internationale des brevets : A61K ; A61P
Référence INPI : B20190086
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