Cour d'appel d'Orléans, Chambre civile, 20 novembre 2017, n° 16/00141
TGI Tours 26 novembre 2015
>
CA Orléans
Confirmation 20 novembre 2017
>
CASS
Cassation partielle 27 novembre 2019

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité du fait des produits défectueux

    La cour a jugé que la société Sanofi Aventis était responsable des malformations de l'enfant en raison de la défectuosité du produit et de l'absence d'information sur les risques, confirmant ainsi le jugement de première instance.

  • Accepté
    Préjudice moral des parents

    La cour a reconnu le préjudice moral des parents en raison des souffrances de leur enfant et a confirmé l'indemnisation accordée par le tribunal.

  • Accepté
    Créance de la CPAM pour frais médicaux

    La cour a confirmé que la société Sanofi devait rembourser les frais médicaux engagés par la CPAM en raison de sa responsabilité pour les malformations de l'enfant.

  • Accepté
    Irrecevabilité de l'Oniam dans la procédure

    La cour a jugé que l'Oniam ne devait pas être impliqué dans la procédure, confirmant ainsi la décision de première instance.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Orléans a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Tours qui avait reconnu la responsabilité de la société Sanofi Aventis France dans le préjudice subi par la famille Y en raison de la prise de Dépakine par Madame B X pendant sa grossesse, ayant entraîné des malformations graves chez l'enfant A Y. La question juridique centrale concernait la preuve d'un lien de causalité direct et certain entre la prise de Dépakine et les malformations de l'enfant, ainsi que la défectuosité du produit en termes de sécurité attendue. La Cour a rejeté l'argument de prescription avancé par Sanofi et a confirmé que les éléments de preuve étaient suffisants pour établir un lien de causalité, en s'appuyant sur des présomptions graves, précises et concordantes, et que la Dépakine n'offrait pas la sécurité à laquelle on pouvait légitimement s'attendre. La Cour a également rejeté les causes d'exonération invoquées par Sanofi, notamment l'argument selon lequel l'état des connaissances scientifiques au moment de la mise en circulation du produit ne permettait pas de déceler le risque. En conséquence, la Cour a confirmé la condamnation de Sanofi à indemniser la famille Y pour les préjudices subis, y compris une rente viagère pour A Y, et à rembourser la CPAM pour les frais engagés. La Cour a également accordé des indemnités pour le préjudice moral subi par les parents et la sœur de A Y, ainsi que des sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais de justice. Sanofi a été condamnée aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Orléans, ch. civ., 20 nov. 2017, n° 16/00141
Juridiction : Cour d'appel d'Orléans
Numéro(s) : 16/00141
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Tours, 26 novembre 2015
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

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