Cour d'appel de Paris, Pôle 2 - chambre 2, 19 novembre 2020, n° 19/22348
TGI Nanterre 8 juillet 2014
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TGI Nanterre 12 mai 2015
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TGI Nanterre 9 juillet 2015
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CA Versailles
Désistement 7 juillet 2016
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CA Versailles
Confirmation 23 novembre 2017
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CA Versailles 27 septembre 2018
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CASS
Cassation partielle 14 novembre 2019
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CA Paris
Infirmation 19 novembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Lien de causalité entre l'exposition au Distilbène et les troubles de la fécondité

    La cour a reconnu l'existence d'un lien de causalité entre l'exposition au Distilbène et les troubles de la fécondité, justifiant l'indemnisation demandée.

  • Accepté
    Préjudice d'anxiété lié aux risques de cancer

    La cour a reconnu que l'anxiété ressentie par la victime en raison des risques de cancer était un préjudice distinct et justifiait une indemnisation.

  • Accepté
    Préjudice moral lié à la souffrance de l'épouse

    La cour a reconnu que le préjudice moral du conjoint était justifié par son soutien à son épouse durant son parcours de procréation.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris, saisie suite à un arrêt de la Cour de cassation, a partiellement infirmé le jugement du tribunal de grande instance de Nanterre concernant la demande d'indemnisation de Mme X et de son époux M. X pour les préjudices subis en raison de l'exposition in utero de Mme X au Distilbène, un médicament prescrit à sa mère pendant la grossesse. La juridiction de première instance avait reconnu la responsabilité de la société UCB Pharma et accordé une indemnisation pour divers préjudices, dont un déficit fonctionnel permanent, des souffrances endurées, un préjudice sexuel, un préjudice d'établissement pour Mme X, et un préjudice moral pour M. X. La Cour d'Appel, après cassation partielle, a reconsidéré l'indemnisation du déficit fonctionnel permanent de Mme X, en excluant les souffrances liées aux accidents gravidiques et en se basant sur un taux d'incapacité de 25 %, attribuant une somme de 38 550 euros. Elle a également reconnu un préjudice d'anxiété spécifique lié au risque de cancer, indépendant du déficit fonctionnel permanent, et l'a indemnisé à hauteur de 6 000 euros. La demande de Mme X concernant le préjudice d'établissement a été rejetée, car elle a pu fonder une famille par adoption. Concernant M. X, la Cour a accordé 3 600 euros pour son préjudice moral d'affection. La société UCB Pharma a été condamnée à payer 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 2 - ch. 2, 19 nov. 2020, n° 19/22348
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/22348
Sur renvoi de : Cour de cassation, 14 novembre 2019, N° E18-10794
Dispositif : Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

Sur les parties

Texte intégral

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