Cour d'appel de Paris, Pôle 6 chambre 11, 2 juin 2020, n° 18/05591
CPH Créteil 26 mars 2018
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CA Paris
Infirmation partielle 2 juin 2020
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CASS
Cassation 21 septembre 2022

Arguments

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  • Accepté
    Faits de harcèlement moral

    La cour a constaté que les faits allégués par le salarié étaient avérés et constituaient des manquements graves de l'employeur, justifiant la prise d'acte comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Absence de justification des faits reprochés

    La cour a jugé que l'employeur n'a pas apporté la preuve des faits reprochés, annulant ainsi la mise à pied disciplinaire.

  • Accepté
    Droit au salaire pendant la mise à pied annulée

    La cour a ordonné le paiement du salaire correspondant à la période de mise à pied annulée.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis suite à la prise d'acte

    La cour a jugé que le salarié avait droit à une indemnité compensatrice de préavis en raison de la qualification de la rupture.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité légale de licenciement

    La cour a reconnu le droit du salarié à l'indemnité légale de licenciement en fonction de son ancienneté.

  • Accepté
    Préjudice subi en raison du licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a estimé que le salarié avait subi un préjudice en raison de la rupture sans cause réelle et sérieuse et a accordé des dommages et intérêts.

  • Accepté
    Préjudice moral dû au harcèlement

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par le salarié en raison des faits de harcèlement et a accordé des dommages et intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Paris a infirmé le jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Créteil dans l'affaire opposant Monsieur [A] à la SAS Anvolia. La cour a reconnu que Monsieur [A] a été victime de faits de harcèlement moral de la part de son employeur. Elle a annulé la mise à pied disciplinaire de trois jours infligée à Monsieur [A] et a condamné la société Anvolia à lui verser une indemnité de 350 € à titre de rappel de salaire. La cour a également constaté que la prise d'acte de la rupture du contrat de travail par Monsieur [A] produisait les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. En conséquence, la société Anvolia a été condamnée à verser à Monsieur [A] différentes sommes, dont 32 000 € à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive, 10 800 € à titre d'indemnité légale de licenciement, et 6 400 € à titre d'indemnité compensatrice de préavis. La cour a également ordonné à l'employeur de délivrer à Monsieur [A] un certificat de travail, une attestation Pôle Emploi et un bulletin de paie conformes à la décision.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 ch. 11, 2 juin 2020, n° 18/05591
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 18/05591
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Créteil, 26 mars 2018, N° 18/00045
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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