Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 2, 19 novembre 2020, n° 19/21536
TGI Paris 11 octobre 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 19 novembre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de trouble manifestement illicite

    La cour a estimé que la pose du climatiseur affecte l'apparence et l'harmonie de l'immeuble, constituant un trouble manifestement illicite.

  • Rejeté
    Prescription de l'action

    La cour a jugé que l'action n'était pas prescrite, le syndicat ayant agi dans les délais légaux.

  • Accepté
    Responsabilité du locataire

    La cour a jugé que le locataire doit garantir le bailleur des demandes formées à son encontre.

  • Rejeté
    Inadéquation de l'astreinte

    La cour a maintenu l'astreinte, considérant qu'elle est justifiée pour faire cesser le trouble.

  • Accepté
    Succombance du syndicat

    La cour a jugé que le syndicat des copropriétaires, ayant succombé, doit être condamné aux dépens.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé l'ordonnance de référé du Tribunal de Grande Instance de Paris qui avait condamné in solidum Mme X, M. A et la SASU Gezallo à déposer un climatiseur installé sans autorisation sur la façade d'un immeuble en copropriété, sous astreinte de 25 euros par jour de retard. La question juridique centrale concernait la légalité de l'installation du climatiseur au regard du règlement de copropriété et la prescription de l'action en dépose. La juridiction de première instance avait jugé que l'installation était un trouble manifestement illicite, car non autorisée par l'assemblée générale des copropriétaires et en violation du règlement de copropriété. La Cour d'Appel a rejeté l'argument de prescription avancé par le locataire, affirmant que le syndicat des copropriétaires pouvait agir dans un délai de dix ans, réduit ensuite à cinq ans, et que l'action introduite en mars 2019 n'était donc pas prescrite. La Cour a également relevé l'astreinte à 50 euros par jour de retard et a rendu la condamnation opposable à la société Azad, successeur de Gezallo, qui devra également garantir Mme X de toutes condamnations prononcées contre elle. Enfin, la Cour a condamné in solidum Mme X, la société Azad et la société Gezallo à payer une somme supplémentaire de 2 000 euros au syndicat des copropriétaires pour les frais de procédure.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 2, 19 nov. 2020, n° 19/21536
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/21536
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 11 octobre 2019, N° 19/53842
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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