Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 18 février 2021, n° 20/01084
TGI Nanterre 4 juin 2020
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CA Versailles
Infirmation partielle 18 février 2021

Arguments

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  • Accepté
    Droit à l'information du CSE

    La cour a jugé que la société Technip France devait communiquer les documents demandés pour permettre au CSE et à l'expert de remplir leur mission d'information et de consultation.

  • Accepté
    Difficultés d'accès aux informations

    La cour a constaté que les documents nécessaires n'avaient pas été fournis, justifiant ainsi la prorogation des délais de consultation.

  • Rejeté
    Entrave au fonctionnement des institutions représentatives

    La cour a estimé que les intimés n'ont pas prouvé l'existence d'une entrave au fonctionnement des institutions représentatives.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a partiellement infirmé le jugement du Tribunal judiciaire de Nanterre qui avait ordonné à la société Technip France de communiquer divers documents au cabinet d'expertise-comptable Syndex, désigné par le comité social et économique central (CSE-C) de l'entreprise, pour l'assister dans le cadre de la consultation annuelle sur la politique sociale, les conditions de travail et l'emploi. La question juridique principale concernait l'étendue des informations que l'employeur doit fournir à l'expert-comptable mandaté par le CSE-C, notamment si la base de données économiques et sociales (BDES) constituait une source d'information exhaustive pour l'expertise. Le tribunal avait jugé que la société devait fournir une liste de documents spécifiques, sous astreinte. La Cour a confirmé la nécessité pour Technip France de communiquer certains documents, notamment ceux relatifs aux entretiens professionnels, aux médianes de marché utilisées par Hay, aux grilles de salaires 'marché', aux détails des primes existantes, aux heures supplémentaires et complémentaires déclarées pour l'année 2018, et au statut expert. Cependant, elle a rejeté la demande d'autres documents, soit parce qu'ils avaient déjà été fournis, soit parce qu'ils n'existaient pas ou n'étaient pas légalement obligatoires. La Cour a également prorogé les délais de consultation du CSE-C et a rejeté la demande de dommages-intérêts pour entrave au fonctionnement régulier des institutions représentatives du personnel, faute de preuve suffisante. La société Technip France a été condamnée à payer des frais irrépétibles aux intimés et aux dépens de première instance et d'appel.

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Commentaires8

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 6e ch., 18 févr. 2021, n° 20/01084
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 20/01084
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nanterre, 4 juin 2020, N° 20/01650
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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