Cour d'appel d'Angers, Chambre prud'homale, 21 octobre 2021, n° 20/00086
CPH Limoges 7 décembre 2012
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CA Angers
Infirmation 21 octobre 2021
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CASS
Cassation 17 mai 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Demande dilatoire

    La cour a considéré que la demande de communication de pièces, formulée plus de 10 ans après le début de la procédure, était dilatoire et devait être rejetée.

  • Accepté
    Reclassement et rappel de salaire

    La cour a fixé le niveau de la salariée à NR 145 à compter du 1er janvier 2017 et à NR 155 à compter du 1er janvier 2020, condamnant l'employeur à verser les rappels de salaire afférents.

  • Accepté
    Préjudice économique dû à la discrimination

    La cour a condamné l'employeur à verser à la salariée la somme de 56 438,24 euros à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi du fait de la discrimination.

  • Accepté
    Remise de bulletins de salaire

    La cour a ordonné la remise d'un bulletin de salaire conforme au présent arrêt sans astreinte.

  • Rejeté
    Nullité de la mise à la retraite

    La cour a rejeté la demande de réintégration et a déclaré que la mise en inactivité à l'initiative de l'employeur ne devait pas produire les effets d'un licenciement nul.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Angers, saisie suite à la cassation partielle par la Cour de cassation d'un arrêt de la cour d'appel de Poitiers, a dû statuer sur les conséquences de la reconnaissance d'une discrimination syndicale subie par Mme A X, employée chez Electricité de France (EDF) depuis 1975. La discrimination avait été reconnue pour la période à partir de 2002 concernant son évolution professionnelle et l'accès à la formation. Mme X demandait la réparation intégrale du préjudice subi depuis 1996, la fixation de son niveau de rémunération à 170 au 1er janvier 2017, puis à 180 au 1er janvier 2020, ainsi que des dommages et intérêts pour la période de 1996 à 2016. Elle alléguait également de nouvelles discriminations postérieures à l'arrêt de Poitiers, notamment une exécution partielle de cet arrêt, une mise à l'écart professionnelle et une mise en retraite prématurée.

La Cour a rejeté la demande de communication de pièces jugée dilatoire et a fixé le niveau de rémunération de Mme X à 145 au 1er janvier 2017 et à 155 au 1er janvier 2020, avec les rappels de salaire correspondants. Elle a condamné EDF à verser à Mme X 56 438,24 euros à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi de 2002 à 2016, avec intérêts au taux légal et capitalisation des intérêts pour une année entière. La Cour a rejeté les demandes de Mme X concernant les prétendues nouvelles discriminations, y compris sa mise en retraite, et a débouté EDF de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile, condamnant l'entreprise aux dépens. La Cour a également ordonné la remise d'un bulletin de salaire rectifié conforme à son arrêt.

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Sur la décision

Référence :
CA Angers, ch. prud'homale, 21 oct. 2021, n° 20/00086
Juridiction : Cour d'appel d'Angers
Numéro(s) : 20/00086
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Limoges, 7 décembre 2012, N° F11/00374
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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