Cour d'appel de Grenoble, Ch. sociale -section b, 4 juin 2020, n° 17/05125
CPH Grenoble 19 octobre 2017
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CA Grenoble
Infirmation partielle 4 juin 2020

Arguments

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  • Accepté
    Non reconnaissance du statut de cadre dirigeant

    La cour a infirmé le jugement précédent, concluant que le statut de cadre dirigeant n'était pas applicable à Monsieur I-J A, ce qui lui permet de revendiquer des heures supplémentaires.

  • Accepté
    Droit aux congés payés sur heures supplémentaires

    La cour a jugé que le salarié avait droit à des congés payés afférents aux heures supplémentaires, en raison de l'acceptation de sa demande de rappel de salaire.

  • Accepté
    Preuve des astreintes effectuées

    La cour a constaté que le salarié avait bien effectué des astreintes et a condamné l'employeur à les indemniser.

  • Accepté
    Nullité de la mise à pied conservatoire

    La cour a jugé que la mise à pied conservatoire était nulle, entraînant le droit au rappel de salaire.

  • Accepté
    Nullité du licenciement

    La cour a déclaré le licenciement nul, ce qui ouvre droit à l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Droit à l'avantage en nature

    La cour a jugé que le salarié avait droit à l'indemnité pour l'avantage en nature pendant le préavis.

  • Accepté
    Nullité du licenciement

    La cour a déclaré le licenciement nul, ouvrant droit à l'indemnité de licenciement.

  • Accepté
    Droit aux dommages intérêts suite à la nullité du licenciement

    La cour a accordé des dommages intérêts pour licenciement nul, en raison de la gravité des faits dénoncés par le salarié.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité de procédure

    La cour a jugé que le salarié avait droit à une indemnité de procédure en raison de la nature du litige.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Grenoble a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Grenoble qui avait reconnu le licenciement pour faute grave de Monsieur I-J A, directeur d'établissement chez la Fondation Partage & Vie, comme étant justifié et avait débouté ce dernier de toutes ses demandes. Monsieur A avait été licencié pour avoir dénoncé des pratiques euthanasiques présumées au sein de l'établissement qu'il dirigeait, ce que l'employeur avait considéré comme un manque de discernement et une diffusion inappropriée des accusations. La Cour a jugé que Monsieur A ne bénéficiait pas du statut de cadre dirigeant, lui donnant ainsi droit à des rappels d'heures supplémentaires et à une indemnisation pour les astreintes effectuées. De plus, la Cour a déclaré nul le licenciement de Monsieur A, estimant qu'il avait agi de bonne foi en dénonçant les faits allégués et qu'il ne pouvait être licencié pour avoir témoigné de mauvais traitements, conformément à l'article L 313-24 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la Fondation Partage & Vie a été condamnée à verser à Monsieur A diverses indemnités pour heures supplémentaires, astreintes, mise à pied conservatoire, préavis, licenciement et dommages-intérêts pour licenciement nul, ainsi qu'une indemnité de procédure. La Fondation a également été condamnée aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Grenoble, ch. soc. -sect. b, 4 juin 2020, n° 17/05125
Juridiction : Cour d'appel de Grenoble
Numéro(s) : 17/05125
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Grenoble, 19 octobre 2017, N° F16/00892
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Grenoble, Ch. sociale -section b, 4 juin 2020, n° 17/05125