Cour d'appel de Paris, Pôle 2 chambre 2, 18 mars 2016, n° 14/19437
TGI Paris 17 septembre 2014
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CA Paris
Infirmation 18 mars 2016
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CASS
Rejet 26 septembre 2018

Arguments

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  • Accepté
    Manquement à l'obligation de conseil

    La cour a jugé que la société [W] PATRIMOINE avait effectivement manqué à son obligation de conseil, entraînant un préjudice pour l'investisseur.

  • Accepté
    Perte de chance due à un conseil inapproprié

    La cour a reconnu que le manquement de la société à son obligation de conseil avait entraîné une perte de chance pour l'investisseur.

  • Accepté
    Frais engagés pour la défense des droits

    La cour a jugé que les frais d'avocat étaient justifiés et devaient être remboursés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris qui avait débouté [V] [Q], [R] [O] et [E] [P] de leurs demandes d'indemnisation à l'encontre de la société [W] PATRIMOINE, son gérant [Q] [W] et les assureurs COVEA RISKS, suite à un redressement fiscal lié à un investissement dans des centrales photovoltaïques en Martinique non éligible à la défiscalisation prévue par la loi [C] Industriel. La question juridique principale concernait la responsabilité de la société de conseil en gestion de patrimoine pour manquement à son obligation de conseil et d'information, ainsi que l'existence d'un préjudice indemnisable. La Cour a estimé que la société [W] PATRIMOINE avait manqué à son obligation de moyen en ne vérifiant pas le sérieux de l'opération proposée et en ne mettant pas en garde ses clients malgré une alerte du ministère des finances. La Cour a reconnu le préjudice des appelants, évaluant la perte de chance de bénéficier d'une défiscalisation à 70% de l'avantage fiscal espéré, et a condamné la société [W] PATRIMOINE à indemniser les appelants pour les sommes investies et les frais d'avocat, avec intérêts au taux légal. La Cour a également statué que l'assureur COVEA RISKS, désormais représenté par la SA MMA IARD et la société civile MMA IARD Assurances Mutuelles, devait garantir la société [W] PATRIMOINE après déduction d'une franchise de 6 000 € pour l'ensemble du litige. La responsabilité personnelle de [Q] [W] n'a pas été retenue et la demande de constatation d'une résistance abusive de COVEA RISKS a été rejetée. La société [W] PATRIMOINE a été condamnée aux dépens de première instance et d'appel.

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Commentaire1

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1Gestion de patrimoine : un conseiller en gestion de patrimoine doit informer tous ses clients des risques qu’ils encourentAccès limité
leparticulier.lefigaro.fr · 11 juin 2016
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 2 ch. 2, 18 mars 2016, n° 14/19437
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/19437
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 17 septembre 2014, N° 13/08920
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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