Cour d'appel de Reims, 1ere chambre sect.civile, 5 septembre 2017, n° 16/00360
TCOM Reims 15 décembre 2015
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CA Reims
Infirmation 5 septembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité des constructeurs pour vice de construction

    La cour a retenu que la cause de l'effondrement était bien l'absence des garde grèves et des trop pleins, engageant ainsi la responsabilité des constructeurs.

  • Rejeté
    Nullité du contrat de sous-location

    La cour a rejeté la demande de nullité, estimant que la société Chausséa n'aurait pas nécessairement refusé de signer le bail si elle avait connu les vices.

  • Accepté
    Responsabilité du bailleur pour vice de construction

    La cour a retenu que le bailleur ne peut s'exonérer de sa responsabilité pour les vices de construction.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Reims a infirmé le jugement du tribunal de commerce de Reims qui avait partiellement débouté la société Chausséa de ses demandes d'indemnisation suite à l'effondrement de la toiture de son bâtiment commercial causé par un orage violent en 2006. La question juridique principale concernait la responsabilité des constructeurs et du bailleur pour les défauts de construction ayant conduit à la ruine du bâtiment. Le tribunal de commerce avait rejeté la plupart des demandes de Chausséa, notamment en ce qui concerne la nullité du contrat de sous-location et la responsabilité des constructeurs, en invoquant la prescription décennale. La Cour d'Appel a rejeté l'argument de la prescription, affirmant que celle-ci ne s'applique pas aux tiers à l'opération de construction et que l'action de Chausséa était donc recevable. La Cour a établi la responsabilité de la société Sopréma pour ne pas avoir installé les garde-grèves et trop-pleins prévus dans les documents contractuels, ainsi que celle de la Sarl A K & Associés et de la Sarl Béton Cellulaire de Champagne pour leurs manquements respectifs. La Cour a également reconnu la responsabilité de la société Foncière et Financière Monceau en tant que bailleur et de la société Sogébail en tant que propriétaire du bâtiment pour les vices de construction. La Cour a accordé à Chausséa une indemnisation pour les aménagements non amortis, les marchandises perdues, les pertes d'exploitation, les indemnités de licenciement, les frais de réinstallation et un préjudice financier, tout en rejetant les demandes de remboursement des loyers, de nullité du contrat de sous-location, de perte du fonds de commerce et de perte d'image. La Cour a également ordonné des recours en garantie entre les constructeurs et contre le bailleur et le propriétaire, en fonction de leur part de responsabilité dans le sinistre.

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Commentaires2

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1La responsabilité du fait des bâtiments en ruine n'est pas morte !Accès limité
Alexandre Paulin · Petites affiches · 1 mars 2018

2La responsabilité du fait des bâtiments en ruine n’est pas morte !Accès limité
www.actu-juridique.fr · 28 février 2018
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Sur la décision

Référence :
CA Reims, 1re ch. sect.civ., 5 sept. 2017, n° 16/00360
Juridiction : Cour d'appel de Reims
Numéro(s) : 16/00360
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Reims, 15 décembre 2015
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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