Cour d'appel de Versailles, 1re chambre 1re section, 4 juillet 2013, n° 12/00191
TGI Paris 1 juillet 2010
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CA Paris 23 juillet 2010
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 juillet 2013
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 juillet 2013
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CASS 3 septembre 2014
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CASS
Rejet 15 janvier 2015

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

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  • Accepté
    Atteinte à l'intimité de la vie privée

    La cour a jugé que la diffusion d'enregistrements obtenus à l'insu de la demanderesse constitue un trouble manifestement illicite, justifiant le retrait des publications.

  • Accepté
    Préjudice moral causé par la publication illicite

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par la demanderesse en raison de la diffusion des enregistrements, et a accordé une provision à valoir sur la réparation de ce préjudice.

  • Accepté
    Violation du droit à la vie privée

    La cour a jugé que la société Mediapart ne pouvait plus publier les enregistrements, en raison de leur caractère illicite.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé l'ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris qui avait débouté Madame [A] [L] [P] [E] veuve [M] de ses demandes visant à faire cesser la diffusion d'enregistrements illicites de conversations privées réalisés à son domicile et publiés par le journal en ligne MEDIAPART. La question juridique centrale était de déterminer si la publication de ces enregistrements constituait un trouble manifestement illicite au regard des articles 226-1 et 226-2 du code pénal, en violation du droit au respect de la vie privée. La juridiction de première instance avait rejeté les demandes de Madame [M], estimant qu'il n'y avait pas de trouble manifestement illicite. La Cour d'Appel, après cassation par la Cour de cassation, a considéré que la diffusion des enregistrements obtenus de manière clandestine caractérisait un trouble manifestement illicite, indépendamment de leur contenu, et a ordonné le retrait des publications du site de MEDIAPART, sous astreinte, ainsi que l'interdiction de nouvelles publications sous peine d'astreinte. La Cour a également accordé à Madame [M] une provision de 20.000 euros à titre de réparation pour préjudice moral. Les demandes fondées sur l'article 700 du code de procédure civile ont été rejetées et les défendeurs ont été condamnés aux dépens.

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Commentaires19

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 1re ch. 1re sect., 4 juil. 2013, n° 12/00191
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 12/00191
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 23 juillet 2010
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée
Date de dernière mise à jour : 13 juin 2022
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Sur les parties

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