Conseil de prud'hommes de Nancy, 3 mai 2023, n° 54000
CPH Nancy 3 mai 2023
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CA Nancy
Infirmation 20 juin 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de l'article L1331-2 du code du travail

    La cour a jugé que la suspension du contrat de travail ne constitue pas une sanction pécuniaire, car elle a été appliquée en conformité avec la loi.

  • Rejeté
    Discrimination prohibée selon l'article L1132-2 du code du travail

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas de différence de traitement entre les salariés non vaccinés, donc pas de discrimination.

  • Accepté
    Violation du libre consentement éclairé

    La cour a jugé que le libre consentement éclairé n'a pas été respecté, ce qui justifie l'annulation de la suspension.

  • Accepté
    Violation des droits internationaux

    La cour a jugé que la suspension du contrat de travail viole des droits internationaux, justifiant la réintégration.

  • Accepté
    Suspension de la rémunération

    La cour a ordonné la reprise des versements de salaire suite à l'annulation de la suspension.

  • Accepté
    Rappel de salaires dus

    La cour a accordé le rappel de salaires pour la période de suspension.

  • Accepté
    Dépenses engagées pour la procédure

    La cour a jugé équitable d'accorder une indemnité au titre de l'article 700.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision du Conseil de Prud'hommes de Nancy, Madame Z X conteste la suspension de son contrat de travail et l'interruption de son salaire, invoquant des violations de ses droits, notamment le secret médical et le libre consentement éclairé, en lien avec l'obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021. Les questions juridiques posées concernent la légalité de cette suspension au regard du Code du travail et des droits internationaux. Le Conseil a jugé que la suspension était illicite en raison de la violation du secret médical et du droit au libre consentement, mais a rejeté les allégations de sanction pécuniaire et de discrimination. En conséquence, il a annulé la suspension, ordonné la réintégration de Madame Z X, et condamné la Fondation Saint-Charles à lui verser des rappels de salaire et des congés payés.

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Sur la décision

Référence :
Cons. prud’h. Nancy, 3 mai 2023, n° 54000
Juridiction : Conseil de prud'hommes de Nancy
Numéro : 54000

Sur les parties

Texte intégral

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