Cour d'appel de Paris, 27 octobre 2015, n° 14/14239
TGI Paris 2 mai 2014
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CA Paris
Infirmation partielle 27 octobre 2015

Arguments

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  • Rejeté
    Titularité des droits d'auteur

    La cour a confirmé que le Guide Michelin est une œuvre collective bénéficiant d'une protection, mais a débouté la SAS Michelin Travel Partner de sa demande en contrefaçon, considérant que les éléments de preuve n'étaient pas suffisants.

  • Rejeté
    Usurpation de la notoriété du Guide Michelin

    La cour a estimé qu'aucun acte fautif de parasitisme n'était démontré, soulignant que la SAS La Fourchette n'avait pas reproduit de manière illicite des éléments de propriété intellectuelle du Guide Michelin.

  • Rejeté
    Procédure abusive

    La cour a rejeté cette demande, considérant qu'il n'était pas démontré que les sociétés Michelin avaient agi de manière abusive dans l'exercice de leur droit d'ester en justice.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a statué sur l'appel interjeté par la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin et Michelin Travel Partner (les sociétés Michelin) contre la SAS La Fourchette, concernant des accusations de contrefaçon de droits d'auteur, d'atteinte au droit sui generis du producteur de la base de données du Guide Michelin, et de parasitisme. La juridiction de première instance avait reconnu la SAS Michelin Travel Partner comme recevable à agir en contrefaçon de droits d'auteur, mais l'avait déboutée de ses demandes en contrefaçon et en atteinte aux droits de producteur de base de données, tout en reconnaissant des actes parasitaires de la part de la SAS La Fourchette, lui interdisant de faire de la publicité autour du Guide Michelin et la condamnant à verser 50.000 € de dommages et intérêts. La Cour d'Appel a confirmé l'irrecevabilité de la SCA Manufacture Française des Pneumatiques Michelin à agir, la recevabilité de la SAS Michelin Travel Partner à agir en contrefaçon de droits d'auteur, et a débouté cette dernière de ses demandes en contrefaçon de droits d'auteur et en atteinte aux droits de producteur de base de données, tout en reconnaissant le caractère substantiel des investissements pour la création de la base de données. La Cour a infirmé la décision de première instance concernant les actes de parasitisme, jugeant qu'aucun acte fautif n'était démontré, et a débouté la SAS Michelin Travel Partner de toutes ses demandes à ce titre. La SAS La Fourchette a été condamnée à verser 50.000 € au titre des frais irrépétibles, et les sociétés Michelin ont été condamnées aux dépens de la procédure de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 27 oct. 2015, n° 14/14239
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/14239
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 2 mai 2014, N° 12/11177

Texte intégral

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