Cour d'appel de Bordeaux, Chambre sociale section a, 6 mars 2024, n° 23/04294
CPH Bordeaux 27 juillet 2018
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CA Bordeaux
Infirmation partielle 4 mars 2021
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CASS
Cassation 29 mars 2023
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CA Bordeaux
Infirmation partielle 6 mars 2024

Arguments

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  • Accepté
    Inaptitude d'origine professionnelle

    La cour a retenu que l'inaptitude avait au moins partiellement une origine professionnelle et que l'employeur en avait connaissance, rendant le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Absence de consultation des délégués du personnel

    La cour a jugé que l'absence de consultation des délégués du personnel rend le licenciement dénué de cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Non-paiement des heures supplémentaires

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas tenu de registre des heures de travail, rendant la demande de paiement des heures supplémentaires légitime.

  • Accepté
    Retard dans le paiement des indemnités de rupture

    La cour a jugé que le retard dans le paiement des indemnités a causé un préjudice à la salariée, justifiant l'octroi de dommages intérêts.

  • Rejeté
    Dissimulation d'heures de travail

    La cour a estimé que l'élément intentionnel requis pour établir le travail dissimulé n'était pas suffisamment prouvé.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Bordeaux, saisie après renvoi de cassation, a jugé le litige opposant Mme [Z] à son employeur, la SAS La Tupina. Mme [Z], déclarée inapte suite à un accident du travail, avait été licenciée pour impossibilité de reclassement. La Cour a tranché les questions juridiques principales suivantes : l'existence d'heures supplémentaires non payées, la procédure de licenciement pour cause réelle et sérieuse, le respect de l'obligation de sécurité de l'employeur, et l'existence de travail dissimulé.

En première instance, le conseil de prud'hommes avait statué en faveur de Mme [Z], reconnaissant diverses indemnités pour heures supplémentaires, travail dissimulé, et licenciement sans cause réelle et sérieuse. La société avait fait appel.

La cour d'appel, après examen approfondi, confirme partiellement et infirme partiellement le jugement prud'homal. Elle reconnaît l'existence d'heures supplémentaires effectuées par Mme [Z] non rémunérées ainsi que divers manquements de la société, notamment en matière de droit du travail, en lui octroyant des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et pour exécution déloyale du contrat de travail. Cependant, la cour rejette la demande concernant le travail dissimulé. La société La Tupina a été condamnée à payer différentes sommes à Mme [Z] ainsi que les dépens et frais d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Bordeaux, ch. soc. sect. a, 6 mars 2024, n° 23/04294
Juridiction : Cour d'appel de Bordeaux
Numéro(s) : 23/04294
Importance : Inédit
Sur renvoi de : Cour de cassation, 29 mars 2023
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

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