Cour d'appel de Dijon, 2 e chambre civile, 5 décembre 2019, n° 17/01424
TCOM Chalon-sur-Saône 4 septembre 2017
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CA Dijon
Infirmation 5 décembre 2019
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CASS
Cassation 9 mars 2022
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CA Besançon
Infirmation partielle 14 mars 2023
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CASS
Désistement 21 décembre 2023
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CASS
Désistement 21 décembre 2023
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CASS
Rejet 20 novembre 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Obligation de remboursement du dépositaire

    La cour a estimé que la SARL Carrosserie A et Fils n'a pas respecté ses obligations de sécurité, ce qui a permis le virement frauduleux.

  • Rejeté
    Devoir de vigilance de la banque

    La cour a jugé que le virement avait l'apparence de la régularité et que la banque n'avait pas à s'immiscer dans les affaires de son client.

  • Rejeté
    Responsabilité pour faute de la banque

    La cour a jugé que la banque n'avait pas commis de faute engageant sa responsabilité, car la société n'a pas respecté ses propres obligations de sécurité.

  • Rejeté
    Dépens et frais irrépétibles

    La cour a décidé que la SARL Carrosserie A et Fils devait supporter ses propres frais de justice.

Résumé par Doctrine IA

La SARL Carrosserie A et fils a été victime d'un virement frauduleux de 64 850 euros depuis son compte à la Caisse d'Épargne vers un compte au Royaume-Uni. Elle a assigné la Caisse d'Épargne et la Caisse de Crédit Mutuel du Creusot, arguant d'un manquement à leur devoir de vigilance et de sécurisation des transactions. En première instance, le tribunal a jugé que les deux banques étaient responsables et les a condamnées solidairement au remboursement de la somme et aux frais de procédure.

En appel, la Cour de Dijon a infirmé le jugement en toutes ses dispositions. Elle a estimé que la Carrosserie A et fils n'avait pas respecté les obligations de sécurité informatique et d'utilisation de la clé d'authentification, ce qui a permis le virement frauduleux. La Cour a jugé que la Caisse d'Épargne n'avait pas manqué à son devoir de vigilance, car le virement avait été validé via la clé de certification, et que la banque avait agi avec diligence lors de la réclamation de la Carrosserie A et fils. En conséquence, la Cour a débouté la Carrosserie A et fils de toutes ses demandes et l'a condamnée aux dépens et à verser 1 500 euros à chaque banque au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Dijon, 2 e ch. civ., 5 déc. 2019, n° 17/01424
Juridiction : Cour d'appel de Dijon
Numéro(s) : 17/01424
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Chalon-sur-Saône, 4 septembre 2017, N° 2016/2124
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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