Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 5, 8 avril 2021, n° 19/04760
CPH Longjumeau 22 février 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 8 avril 2021
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CASS
Cassation 14 juin 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Non-respect de la procédure de mise à pied

    La cour a estimé que la mise à pied était justifiée par le refus de la salariée de prendre son service, ce qui constitue une faute.

  • Accepté
    Violation du statut protecteur

    La cour a jugé que le licenciement était nul car il a été prononcé sans l'autorisation de l'inspecteur du travail, ce qui constitue une violation du statut protecteur.

  • Accepté
    Droit à indemnité pour licenciement nul

    La cour a accordé une indemnité correspondant à douze mois de salaire en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Absence de faute grave

    La cour a jugé que la mise à pied était injustifiée, entraînant le droit au rappel de salaire.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a reconnu l'absence de cause réelle et sérieuse, justifiant l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité légale de licenciement

    La cour a accordé l'indemnité légale de licenciement en raison de la nullité du licenciement.

  • Rejeté
    Agissements répétés de harcèlement moral

    La cour a estimé que les éléments fournis ne caractérisaient pas des agissements répétés de harcèlement moral.

  • Rejeté
    Non-respect de l'obligation de sécurité

    La cour a jugé que le manquement allégué n'était pas établi.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Longjumeau qui avait rejeté les demandes de Madame D X concernant la nullité de son licenciement pour violation du statut protecteur et discrimination syndicale, ainsi que ses demandes de diverses indemnités liées à la rupture de son contrat de travail et pour harcèlement moral. Madame X, employée en tant que conducteur receveur, avait été licenciée pour faute grave, mais contestait son licenciement en invoquant notamment une violation de son statut de salariée protégée en raison de sa désignation antérieure comme déléguée syndicale. La Cour a reconnu la nullité du licenciement pour violation du statut protecteur, car la procédure de licenciement avait été engagée sans l'autorisation préalable de l'inspecteur du travail, et a condamné l'employeur, la société Les Cars d'Orsay, à verser à Madame X des indemnités pour violation du statut protecteur et pour licenciement nul, ainsi que des rappels de salaire et des indemnités de rupture. Cependant, la Cour a rejeté les demandes de Madame X concernant l'annulation d'une mise à pied disciplinaire, le harcèlement moral et la violation de l'obligation de sécurité, faute de preuves suffisantes. La société Les Cars d'Orsay a été condamnée aux dépens et à verser à Madame X une somme au titre des frais de justice.

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1Droit social - actualités juillet 2023
www.de-pardieu.com · 10 juillet 2023
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 5, 8 avr. 2021, n° 19/04760
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/04760
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Longjumeau, 22 février 2019, N° 17/00030
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 5, 8 avril 2021, n° 19/04760