Cour d'appel de Pau, 2ème ch - section 1, 20 juin 2019, n° 17/03394
CA Pau
Infirmation 20 juin 2019
>
CASS
Rejet 22 octobre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Validité de la clause de non-concurrence

    La cour a jugé que la contrepartie financière de la clause de non-concurrence ne peut être subordonnée à l'absence de faute grave, et que Monsieur X, en tant que salarié, a droit à cette contrepartie.

  • Rejeté
    Caractère abusif de la révocation

    La cour a précédemment jugé que la révocation n'était pas abusive, ce qui a conduit à un rejet de cette demande.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Pau, dans son arrêt du 20 juin 2019, a statué sur la demande d'indemnisation formée par Monsieur B X pour révocation injustifiée de ses fonctions de dirigeant au sein du groupe Akerys, et pour non-paiement de la contrepartie financière de la clause de non-concurrence suite à son licenciement. La juridiction de première instance avait débouté Monsieur X de toutes ses demandes et l'avait condamné aux dépens et au paiement d'indemnités pour frais de justice. La Cour d'Appel de Toulouse, sur renvoi après cassation, avait confirmé le rejet de la demande de contrepartie financière, mais cette décision fut à nouveau cassée par la Cour de Cassation qui a jugé que la contrepartie financière de la clause de non-concurrence ne pouvait être subordonnée à l'absence de faute grave ou lourde. Sur renvoi, la Cour d'Appel de Pau a rejeté les arguments de caducité et d'irrecevabilité soulevés par les sociétés intimées, a déclaré recevables les déclarations de saisine de Monsieur X, et a infirmé le jugement de première instance en condamnant la société Talis (successeur de la SCA Qualis) à payer à Monsieur X la somme de 353.882,47 euros au titre de la contrepartie financière de la clause de non-concurrence, avec intérêts au taux légal depuis la date de l'assignation initiale. La Cour a également ordonné la capitalisation des intérêts échus pour une année entière et a condamné la société Talis aux dépens ainsi qu'au paiement d'une indemnité pour frais de justice. La Cour a jugé que la clause subordonnant le versement de la contrepartie financière à l'absence de faute grave était réputée non écrite, et a rejeté l'argument de violation de la clause de non-concurrence par Monsieur X, faute de preuve d'une activité concurrente exercée par lui.

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Commentaires3

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Sur la décision

Référence :
CA Pau, 2e ch - sect. 1, 20 juin 2019, n° 17/03394
Juridiction : Cour d'appel de Pau
Numéro(s) : 17/03394
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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