Cour d'appel de Toulouse, 3ème chambre, 8 juin 2021, n° 20/02189
CA Toulouse
Infirmation partielle 8 juin 2021
>
CASS
Rejet 26 octobre 2022

Arguments

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  • Accepté
    Violation des règles sur le repos dominical

    La cour a jugé que la présence de salariés de la SAS Lynx exerçant des fonctions normalement dévolues aux salariés de la SA Distribution Casino France après 13 heures constitue une violation des règles sur le repos dominical.

  • Accepté
    Sanction pour non-respect des règles sur le repos dominical

    La cour a estimé que la fermeture des supermarchés le dimanche après 13 heures est une mesure légitime et proportionnée pour faire cesser l'emploi illicite de salariés.

  • Accepté
    Préjudice à l'intérêt collectif de la profession

    La cour a reconnu l'existence d'un préjudice à l'intérêt collectif de la profession, justifiant l'octroi de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Préjudice à l'intérêt collectif de la profession

    La cour a jugé que le préjudice subi par le syndicat justifie l'octroi de dommages et intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Toulouse a confirmé l'ordonnance du juge des référés du tribunal judiciaire de Toulouse qui avait ordonné la fermeture des supermarchés Casino Toulouse Les Minimes, Faubourg Bonnefoy et Pont des Demoiselles le dimanche après-midi à partir de 13h, ainsi que l'interdiction pour la société Lynx Sécurité d'employer des salariés après cette heure dans ces magasins, sous astreinte. La question juridique centrale concernait l'emploi illicite de salariés en infraction aux règles sur le repos dominical, notamment l'application de l'article L 3132-31 du code du travail aux salariés d'une entreprise tierce (Lynx Sécurité) présents dans les magasins. La cour a jugé que lorsque les salariés de Lynx exerçaient des fonctions étrangères à leur mission de surveillance et de gardiennage, la dérogation au repos dominical ne s'appliquait pas, rendant l'action de l'inspection du travail recevable et fondée. La cour a également confirmé la recevabilité des interventions volontaires des syndicats, rejetant l'argument de violation du secret professionnel par l'inspection du travail. La décision de première instance a été partiellement infirmée uniquement en ce qui concerne la recevabilité de l'action engagée contre les établissements secondaires de Casino, jugée irrecevable. La cour a confirmé les dommages et intérêts accordés aux syndicats et a condamné la SA Distribution Casino France et la SA Lynx aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Toulouse, 3e ch., 8 juin 2021, n° 20/02189
Juridiction : Cour d'appel de Toulouse
Numéro(s) : 20/02189
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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