Cour administrative d'appel de Nantes, 13 juillet 2018, n° 17NT02880
TA Caen 18 juillet 2017
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CAA Nantes
Rejet 13 juillet 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Irrecevabilité des requêtes des opposants

    La cour a estimé que l'action de l'association était régulièrement engagée par son président, conformément aux statuts de l'association.

  • Rejeté
    Conformité des permis de construire

    La cour a jugé que les permis de construire avaient été délivrés en méconnaissance des règles applicables aux établissements recevant du public, en l'absence d'avis de la commission de sécurité.

  • Rejeté
    Régularisation des irrégularités

    La cour a estimé que les vices constatés ne pouvaient pas être régularisés par un permis modificatif, rendant ainsi les permis illégaux.

  • Rejeté
    Frais exposés par les intimés

    La cour a jugé que les intimés n'avaient pas la qualité de partie perdante et ne devaient donc pas supporter les frais demandés par la SARL CCPS.

Résumé par Doctrine IA

La Cour Administrative d'Appel de Nantes a été saisie par la SARL CCPS suite à l'annulation par le Tribunal Administratif de Caen de trois permis de construire délivrés par les maires de Benerville-sur-Mer et de Blonville-sur-Mer pour la réalisation d'une résidence de tourisme quatre étoiles. La SARL CCPS contestait l'annulation, arguant notamment de l'irrecevabilité des requêtes de l'association pour la défense de l'environnement et du cadre de vie du Mont-Canisy et de ses abords, et de la conformité des projets aux règles d'urbanisme et de construction. La Cour a rejeté l'appel de la SARL CCPS, confirmant l'annulation des permis pour plusieurs raisons : les projets étaient soumis à la législation sur les établissements recevant du public sans avoir obtenu les avis de sécurité nécessaires, ils ne respectaient pas les règles de desserte et de stationnement du plan local d'urbanisme, et la construction de la villa C dépassait la hauteur maximale autorisée. La Cour a également jugé que les vices relevés ne pouvaient être régularisés par un permis modificatif et a donc refusé d'appliquer les dispositions permettant une annulation partielle ou un sursis à statuer. Enfin, la Cour a ordonné à la SARL CCPS de verser des sommes au titre des frais de justice aux parties adverses, tout en rejetant les demandes de frais de justice présentées par les communes de Benerville-sur-Mer et de Blonville-sur-Mer.

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Sur la décision

Référence :
CAA Nantes, 13 juil. 2018, n° 17NT02880
Juridiction : Cour administrative d'appel de Nantes
Numéro : 17NT02880
Décision précédente : Tribunal administratif de Caen, 18 juillet 2017

Sur les parties

Texte intégral

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