Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 11, 26 novembre 2019, n° 17/07269
CPH Paris 13 décembre 2016
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CA Paris
Infirmation partielle 26 novembre 2019

Arguments

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  • Accepté
    Licenciement verbal et absence de cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, en raison de la procédure suivie et des sanctions antérieures infligées au salarié.

  • Accepté
    Dispense de préavis

    La cour a jugé que l'indemnité compensatrice de préavis était due, car le salarié n'avait pas commis de faute grave.

  • Accepté
    Calcul de l'indemnité de licenciement

    La cour a recalculé l'indemnité de licenciement sur la base du salaire de référence retenu.

  • Accepté
    Perte de chance liée au licenciement

    La cour a reconnu la perte de chance de percevoir des parts différées en raison du licenciement abusif.

  • Accepté
    Conditions vexatoires du licenciement

    La cour a jugé que le licenciement était brutal et vexatoire, justifiant l'octroi de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Droit à l'intéressement et à la participation

    La cour a jugé que Monsieur A X était éligible à l'intéressement et à la participation durant son expatriation.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Paris qui avait débouté Monsieur A X de toutes ses demandes et l'avait condamné à payer à la SA BNP Paribas une somme au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. Monsieur A X, ancien employé de BNP Paribas, avait été licencié pour faute simple suite à une perte financière importante générée par des opérations de trading. Il contestait la légitimité de son licenciement et réclamait diverses indemnités, arguant notamment d'un licenciement verbal, de sanctions multiples pour les mêmes faits, et d'une exclusion illégale des dispositifs de participation et d'intéressement. La Cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, notamment parce que la fin anticipée de son expatriation constituait une sanction ayant épuisé le pouvoir disciplinaire de l'employeur. La Cour a condamné BNP Paribas à verser à Monsieur A X des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, pour rupture vexatoire et préjudice moral, ainsi que pour la perte de chance de percevoir des bonus différés et des droits à l'intéressement et à la participation. La Cour a également rejeté la demande de BNP Paribas concernant l'article 700 du Code de procédure civile et a ordonné la capitalisation des intérêts sur les sommes dues.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 11, 26 nov. 2019, n° 17/07269
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 17/07269
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Paris, 13 décembre 2016, N° 13/00073
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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