Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 1, 18 juin 2019, n° 16/14038
TGI Paris 26 mai 2016
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CA Paris
Confirmation 18 juin 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Droit moral d'auteur

    La cour a estimé que la version de la chanson sur l'album ne portait pas atteinte à l'intégrité de l'œuvre originale et que les modifications apportées ne constituaient pas une dénaturation.

  • Rejeté
    Atteinte à l'intégrité de l'œuvre

    La cour a jugé que la reprise ne dévalorisait pas l'œuvre originale et que les droits d'auteur avaient été respectés.

  • Rejeté
    Absence d'autorisation pour la reprise

    La cour a constaté que les droits d'exploitation avaient été régulièrement obtenus et que l'autorisation de reproduction était en règle.

  • Rejeté
    Procédure abusive

    La cour a jugé que l'exercice du droit d'agir en justice par Monsieur B Z ne constituait pas un abus.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris qui avait rejeté les demandes de Monsieur B S Z, auteur compositeur, concernant la chanson "On se retrouvera". Monsieur B S Z avait assigné son frère, Monsieur AB-AC Z, compositeur de la musique, et les sociétés MUSIQUES & SOLUTIONS, W AA U, PLAY ON, T U V et M6 INTERACTIONS, pour atteinte à son droit moral d'auteur et d'artiste-interprète, suite à la réinterprétation de la chanson dans l'album "Les enfants du Top 50". Il soutenait que cette reprise constituait une dénaturation de l'œuvre originale et avait demandé l'interdiction de sa production, édition et distribution, ainsi que des dommages et intérêts. La Cour a jugé que la version contestée de la chanson ne révélait aucune dénaturation par rapport à l'œuvre originale déclarée à la SACEM et que la présence de la chanson dans une compilation ne portait pas atteinte à la réputation de l'auteur. La Cour a également rejeté les demandes de Monsieur B S Z concernant l'édition de la chanson, notamment en ce qui concerne la prétendue inopposabilité du contrat de cession des droits éditoriaux et le défaut d'exploitation permanente et suivie de l'œuvre par les sociétés éditrices. Les demandes reconventionnelles de Monsieur AB-AC Z et de la société W AA U pour procédure abusive ont également été rejetées. Enfin, la Cour a condamné Monsieur B S Z aux dépens et au paiement de sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile à chacun des intimés.

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Commentaires2

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1Reprise d'une chanson : droit moral du coauteur et œuvre de collaborationAccès limité
Stéphanie Carre · L'ESSENTIEL Droit de la propriété intellectuelle · 1 septembre 2019

2CA Paris, Pôle 5 ch. 1, 18 juin 2019, n° 16/14038Accès limité
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 1, 18 juin 2019, n° 16/14038
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 16/14038
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 26 mai 2016, N° 15/00202
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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