Cour d'appel de Versailles, 11e chambre, 19 mai 2022, n° 21/00395
CPH Boulogne-Billancourt 1 décembre 2020
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CA Versailles
Infirmation partielle 19 mai 2022

Arguments

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  • Accepté
    Manquement à l'obligation déclarative de l'employeur

    La cour a jugé que l'employeur n'a pas prouvé qu'il avait respecté ses obligations déclaratives, ce qui a causé un préjudice au salarié en retardant son départ à la retraite.

  • Accepté
    Violation des obligations de loyauté et de sécurité

    La cour a confirmé que les manquements de l'employeur étaient établis et ont causé un préjudice au salarié.

  • Accepté
    Non-remise des bulletins de paie

    La cour a jugé que l'employeur avait manqué à son obligation de transmission des bulletins de paie, causant un préjudice au salarié.

  • Accepté
    Rappels de salaires dus

    La cour a constaté que le salarié avait droit à des rappels de salaires pour certaines périodes.

  • Accepté
    Remise des documents sociaux

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents demandés au salarié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a partiellement infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Boulogne-Billancourt concernant le litige opposant M. [Z] [X] [O] à son employeur, la SAS Checkport Sécurité. La question juridique centrale résidait dans le manquement de l'employeur à ses obligations déclaratives relatives au compte professionnel de prévention (C2P) de M. [O], ce qui aurait impacté son départ à la retraite. La juridiction de première instance avait reconnu ce manquement et condamné l'employeur à verser 12'000 euros de dommages et intérêts à M. [O]. La Cour d'Appel a confirmé ce manquement, ainsi que l'indemnisation y afférente, en soulignant que l'employeur n'avait pas respecté son obligation de déclaration, privant ainsi le salarié d'une chance de partir en retraite anticipée. La Cour a également confirmé le rejet des demandes de M. [O] concernant les bulletins de paie dématérialisés, faute de préjudice démontré. Toutefois, la Cour a infirmé le jugement en ce qui concerne certaines demandes de rappels de salaire et d'indemnités, en déclarant prescrites les demandes antérieures au 30 octobre 2016 et en accordant des rappels de salaire pour la période postérieure. La Cour a également ordonné à l'employeur de remettre des documents de travail rectifiés à M. [O] sans astreinte. Enfin, la Cour a condamné l'employeur à payer 3'000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais d'appel et aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 11e ch., 19 mai 2022, n° 21/00395
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 21/00395
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, 1 décembre 2020, N° F19/01391
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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