Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 11 décembre 2025, n° 24/00706
CPH Rouen 31 janvier 2024
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CA Rouen
Infirmation partielle 11 décembre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Inaptitude d'origine professionnelle

    La cour a jugé que l'inaptitude de la salariée était effectivement d'origine professionnelle, ce qui ouvre droit à l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation de reclassement

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas effectué une recherche sérieuse de reclassement, rendant le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Rejeté
    Absence de visite de reprise

    La cour a jugé que l'employeur n'avait pas manqué à son obligation, car la salariée a été placée en arrêt de travail immédiatement après sa reprise.

  • Rejeté
    Absence de déclaration d'accident du travail

    La cour a jugé que la demande était prescrite, car la salariée n'a pas agi dans le délai imparti.

  • Rejeté
    Indemnisation du préjudice corporel

    La cour a jugé que la demande relevait de la compétence du tribunal des affaires de sécurité sociale, et non du conseil de prud'hommes.

  • Accepté
    Remise des documents de fin de contrat

    La cour a ordonné la remise des documents de fin de contrat sans astreinte.

Résumé par Doctrine IA

Madame [M] [D] a été licenciée pour inaptitude et impossibilité de reclassement par la société [9]. Elle a contesté ce licenciement, arguant notamment que son inaptitude était d'origine professionnelle et que l'employeur n'avait pas respecté ses obligations de reclassement.

La cour d'appel a jugé que l'inaptitude de Madame [D] était bien d'origine professionnelle, suite à un accident survenu sur son lieu de travail. Elle a également considéré que la société [9] n'avait pas suffisamment démontré avoir effectué une recherche sérieuse de reclassement, rendant le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

En conséquence, la cour d'appel a infirmé partiellement le jugement de première instance, condamnant la société [9] à verser à Madame [D] une indemnité compensatrice de préavis et des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Elle a cependant confirmé le rejet des demandes relatives au manquement à l'obligation de sécurité et à la perte de chance de bénéficier d'une rente viagère, ces dernières étant prescrites.

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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 11 déc. 2025, n° 24/00706
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 24/00706
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Rouen, 31 janvier 2024
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 25 décembre 2025
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Sur les parties

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