Cour d'appel de Douai, Chambre 2 section 2, 20 décembre 2018, n° 15/04294
TGI Lille 8 juin 2015
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CA Douai
Confirmation 20 décembre 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Nullité du commandement visant la clause résolutoire

    La cour a jugé que le commandement était valide, car il respectait les exigences légales en matière de précision des manquements et de bonne foi du bailleur.

  • Rejeté
    Déspécialisation partielle

    La cour a déclaré cette demande irrecevable, considérant qu'elle ne visait pas les mêmes fins que celles soumises en première instance.

  • Rejeté
    Délai de mise en conformité

    La cour a rejeté cette demande, constatant que M. Y n'avait pas fait preuve de bonne foi dans la régularisation de sa situation.

  • Rejeté
    Résistance abusive

    La cour a estimé que la demande de la SCI Raoul n'était pas fondée, car M. Y avait le droit d'exercer son appel.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Douai a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Lille qui avait constaté la résiliation du bail commercial liant M. Y à la SCI Raoul, suite à un commandement visant la clause résolutoire pour divers manquements, notamment l'exercice d'une activité de restauration non autorisée par le bail et l'utilisation commerciale de la cave. La question juridique principale concernait la validité du commandement visant la clause résolutoire et l'interprétation de la clause de destination du bail. La Cour a rejeté les arguments de M. Y qui invoquait une mauvaise interprétation de la volonté des parties lors de la conclusion du bail et a jugé que la clause de destination était claire, excluant toute activité de restauration. La Cour a également déclaré irrecevable la demande de déspécialisation partielle du bail présentée en appel par M. Y, considérant qu'elle ne tendait pas aux mêmes fins que la défense en première instance et qu'elle ne pouvait régulariser les infractions antérieures. La demande de délais de paiement a été rejetée, la Cour estimant que M. Y n'avait pas agi de bonne foi pour se mettre en conformité avec le bail. La SCI Raoul a été déboutée de sa demande d'astreinte et de conservation du dépôt de garantie, ainsi que de sa demande de dommages et intérêts pour appel abusif. M. Y a été condamné à payer à la SCI Raoul 5 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Douai, ch. 2 sect. 2, 20 déc. 2018, n° 15/04294
Juridiction : Cour d'appel de Douai
Numéro(s) : 15/04294
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Lille, 8 juin 2015, N° 14/03996
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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